SCENE IX
Les Mêmes. M. de ROSTANGES, PAULINE et JENNY.
JKINNY.
Oui , c'est le collègue de M. Guichard ; un jeune homme très-aimable; mais ne croyez pas mou p»pa, que ce ne soit qu'un notaire de can)pagne.
M. DE ROSTANGF.S.
En effet? il a fort bon air. Bonjour mon cher Léon ; mille pardons. Monsieur, de vous avoir laisse presqueseul; c'est le futur et M. le major , un de mes témoins qui, en allendanf lu signature du contrat, ont commencé [)ar faire un demi piquet et ont lini par se disputer : je vous présente toujours ma fille aînée... celle que vous allez marier.
PAULIiSE.
Ah ! mon Dieu ! quoi c'est là ?...
M. DE BOSTANGES.
Qu'as-tu donc ?
PAULINE
Rien , rien , mon père.
LLor*.
Peut-être une faiblesse.
ADOLPHE
Oui, un étourdissemenl... moi qui vous parle j'y suis trèssujet.
Le baron, et M. deKERKAVEL, se disputant dans la
coulisse.
LE BAnON.
Je vous rcpclc que j'ai trois marques et le postillon.
ADOLPHK.
O ciel 1 c'est lu voix de mon oncle : comment diable se Iroiive-l-il ici ?
{Pendant que M. de Rostangcs Jennj et Pauline remontent le théâtre pour aller au-devant du Baron : Adolphe dit bas à Léon. )
C'est mon oncle... je suis perdu. ( Voyant le cabinet qui est près de la table oit il écrit. ) A.ii 1 cet upparlenienl... tâche surtout de remjjêcher d'entrer.
( Il se précipite dans le cabinet ; Léon en retire la clé j la met dans sa poche et va aussi au-devant du Baron. )