‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 84 sur 228 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

JULIENNE , seule.

( Elle porte un panier qui contient ce qu'il faut pour mettre le cou^'ert. )

Ah ! mon dieu , mon dieu ! queu tracas ! et qu'c'est terrible dctre aa service de la pUis riche héritière tlu canton. Depuis huit jours que j'ai quitté ce pensionnat où j'étais jardinière, pour suivre mademoiselle Aglaé dans ce château, v'là-t-11 des prétendans... en v'ià-t-il...? Eh bien! tout ça ne vaut pas monsieur de Célicour , celui -là, c'était mon protéji;é , et si mademoiselle Aglaé l'avait vu , bien sûr qu'elle l'aimerait! parce qu'il est si gentil... si aimable... trente mille livres de rente , et des Tues honnêtes... ( Mettant le couvert. ) C'est drôle, cependant, qu'il se soit adressé à moi plutôt qu'à monsieur de Plinville , l'oncle et le tuteur de^not' maîtresse... Ah dam' !.. c'est juste... peut-être bien que l'oncle n'aurait pas eu la complaisance de remettre à mamzelle toutes les lettres qu'il m'envoyait pour elle... m'est avis aussi qu'à la pension anademoiselle Aglaé rélisait ces lettres-là plus d'une fois par jour j et que s'il n'avait tenu qu'à elle... mais, maintenant, il n'y a plus moyen... on attend un autre futur . et il faut que monsieur de Célicour prenne son parti.

Air : J-'aiideville de la Partie Carrée. Faut qu''à présent, il s'guérisse au plus vite . De son a.xAeiiv {le conlrefai'.ant'' et de son feu brûlautt Heureusement c'est Paris qu'il liabite.

C'est une ville où Je feu prend souvent.

Mais d'rincendie on n'y craint pas la suite;

Car les secours y sont si prompts, Qu'ies flanini's d'amour sont éteiut's aussi vite Que le leu des maisons.

Eh ! mais l qui vient donc-là?... Dieu me pardonne c'est lui-màuie.

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