Cf. Henry, op. cit., p. 119 sqq
n'a pu nous pa^veni^^ Bref, la magie de l'Inde valait tout un livre; celle de la Perse tiendra tout entière pour nous dans un court chapitre.
§ 1<>'. — Impureté et exorcismes.
Le caractère essentiellement propice de la magie religieuse de l'Avesla éclate dans un des noms de son prêtre : âthravan, le même mot que le sanscrit atharvan, qui désigne, comme on sait*, les bons sorciers aux formules placides, les allumeurs du feu tutélaire. L'âthravan, à raison de ses fonctions, est souvent un prêtre ambulant : il y en avait, il y en a encore aujourd'hui, qu'on rencontre constamment de par les routes, soit appelés par des familles parsies comme chapelains ou médecins, soit eux-mêmes en quête d'une occasion d'exercer leurs talents\ Et ce ne sont pas les occasions qui font défaut, vu l'horreur que le ijiazdéen professe pour l'impureté et le risque permanent qu'il court de s'en voir, même sans son fait, contaminé.
Ce concept de l'impureté mérite un court examen : c'est, comme dans l'Inde, quoique à un. moindre degré, un singulier mélange d'idées morales très
1. Nous ne l'aurions pas, selon toute apparence, quand même nous posséderions l'Avesta au grand complet, à en juger par le catalogue du Dlnkart : Damiesteter, Z. A., 111, p. x sqq . La vraie religion avait dû rompre avec ce grimoire d'un autre âge et le jeter au rebut.