Darmesteter, Z.A., II, p. 492, n
invariable, elles ne pourraient guère nous présenter qu'un intérêt de pure curiosité'.
L'une des plus solennelles et redoutables consiste à passer à travers le feu : le fils d*Ahura ne peut brûlei* que l'imposteur; mais le morceau consacré à magnifier la vertu de cet agent de Tordalie se tient dans les plus vagues généralités*.
Celle du métal en fusion est peut-être plus atroce encore : on verse le métal, probablement du plomb fondu, sur la poitrine du patient, à Tendroit du coeur : s'il est coupable, le cœur brûle, et il meurt; mais, s'il est innocent, il lui semble recevoir sur le sein un doux flot de lait tiède' ! En fait, ce fut plus tard le lait bénit, le lait bouillant, qu'on substitua par adoucisse* ment au métal liquide, et il faut convenir que la torture était encore bien suffisante, sinon probante au surplus*.
L'Avesta connaît en outre une épreuve par l'eau bouillante, qui ne paraît pas différer essentiellement de la précédente', et un rite de « l'eau de soufre et d'or, l'eau qui sait" », malheureusement, semble-t-il, altéré
1. Voir, par exemple, les divers modes de divination prévus par les manuels magiques de l'Inde: Henry, op. cit.. p. 63 sqq.
2. Ys. 36 (G. Haptanhâiti, 2). On sait que la môme épreuve fut proposée par Savonarole à ses adversaires florentins et romains.
3. Darmesteter, Z.A., I, p. 227, n. 15, et II, p. 62, n. 40; là, c'est d'airain fondu qu'il est question ; à moins de supercherie, qui pouvait s'en tirer sain et sauf ?