‹ Le ParsismeChapitre 127 sur 203 · Darmesteter, Z.A., II, p. 686 sq · texte numérisé non relu

Darmesteter, Z.A., II, p. 686 sq

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Yasna, le Vendîdâd et tous les autres grands ofBces du culte.

Dans ces offices, comme dans Vagnishtôma de rindeS lés rôles étaient nombreux et divers; mais, bien entendu, tout prêtre était capable de remplir à tour de rôle chacune des fonctions liturgiques. L'Avesta en distinguait huit, qui virtuellement subsistent encore aujourd'hui : — zaotar, prêtre récitant par excellence*, spécialement chargé de dire les Gàthâs ; — hàoanàn^ pressure le haoma; — dtravakhsha, entretient le feu, lave trois des faces de l'autel du feu, et récite les répons éventuels aux versets du zaotar ; — frabaretar, lave la quatrième face de l'autel et apporte au zaotar les accessoires dont il a besoin au cours de la cérémonie; — âsnatar, lave et filtre le haoma ; — raêthwishkara, apprête le mélange de haoma et de lait ; — âberet, puise et apporte Teau ; — sraoshâravez, surveille tout le sacrifice^.

1. Qui exige le concours de seize prêtres répartis en quatre chœurs égaux.

2. S'appelle dans le Véda liôtar, le même mot et la même fonction : il y a entre les divers officiants des deux liturgies mainte autre similitude qu'il serait trop long de relever ; sûrement le culte était déjà fixé dans les grandes lignes dès avant la scission indo-éranienne. 11 n'est pas jusqu'à des clichés rituels qui n'en témoignent: en Perse, sraoshô astù... « que [tel dieu] prête l'oreille » (Ys. 56) ; dans l'Inde, astu rraushat (même signification traditionnelle), qui grammaticalement ne se comprend plus et qui, par suite, ne peut être que la déformation, consciente ou non, d'une formule antique conservée par l'Avesta.

3. Ce dernier correspond au brahman védique : cf. Henry, la Magie, p. 36. Il se tient en face du zaotar, de l'autre côté

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Ces boit prêtres, ayons-noos dit, existent tou/oiirs, mais ils sont c invisibles »^ encore que présents. Le malheur des temps, les persécutions, et le déclin qui en fut la conséquence inérîtable. ont contraint de réduire à une sorte de messe basse le pompeux office auquel ils prêtaient leur concours. En réalité, il n*y en a plus que deux à Tautel : le zaotar(jcj^) et le raètbwishkara (râspîg, râspî)\ son unique acolyte. Mais celuici remplît toutes les fonctions de ses six autres coHlègues ; îl fait plus que de les représenter ; il est eux-mêmes par fiction. Au moment où Ton ra consommer le sacrifice et boire le haoma, il faut, pour qu'il profite à toute la communauté, qu'elle y soit expressément et nominativement convoquée et invitée tout entière, à commencer par les sept officiants : le zôt appelle donc le hâvanân, et le râspî, répondant à l'appel, se met à la droite du zôt; celui-ci appelle alors râtravakhsha, et le râspî obéissant va prendre la place de râtravakhsha, deux rangs plus loin à droite; ainsi de suite, jusqu'à ce que le zôt appelle le sraoshàvarez, et alors le râspl, placé en face de lui, se met à appeler

du feu, occopant par conséquent la place la mieux en vue après l'officiant principal. La disposition (théorique) des huit prêtres autour de Tantel du feu, est la suivamte, en partant du

zaotar rers la droite (sens opposé à celui des aiguilles d'une montre) : zaotar, b&vanàn, âsnatar, âtraraklishaf araosbàvarez, âberet, raêthwishkara, Irabaretar.

1. En dépit de son nom» il représente plus particulièrenkent râtravakhsha, dont il occupe normalement la {rface, en tant que la liturgie ne le convie pas à en prendre pour quelques instants une autre.

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arec lai les piètres, les guerriers, les pa3rsans, tous les fidèles'.

Le x6l ne fiaiit goère que réciter. Le ràspî lu! rend à loi seal tous les offices qn^il attendait autrefois de ses sept acol3rtes; et notamment, ils récitent parfois tous deux ensemble, ainsi qu'on vient de le roir; ou bien ils échangent entre eax un court dialogue, sous forme de rersets et répons, dans le genre de rahunvar modifié qui revient à satiété dans toute la liturgie.

(Le jfôL) Le désir du Seigneur, que le zaotar me le dise* î — (Le rà,^.) Lç^irdn Seigneur, que ce prêtre zaotar me le dise! — (Le ^») C'est la règle du bien. Que l'homme de bien qui la.eonnaifc la proclame !

Dans nombre de cas, enfin, tout comme Tacolyte ou Tenfant de choeur à notre messe> le ràspî parait re* présenter la communauté laïque, répondre, au nom de Tassistance, à une bénédiction, ou proférer pour elle la c<mfession de foi qui clôt certains chapitres du rituel*.

§ 3. — * Lk service divin es général.

Bien que le service divin comporte une série indéfinie d'invocations et de prières, la prière n'en est pas,

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