Darmesteter, Z. A., I, p
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à i*origine du moins, non plus que dans Tlnde, Télément essentiel : ce qui en constitue Tessence, c'est le sacrifice ; et ici nous rencontrons la question, souvent traitée et encore imparfaitement résolue aux yeux de certains interprètes, de la nature intime et de Tobjet réel du sacrifice primitif.
Mais, je Tai déjà dit ailleurs et ne crois pas devoir ici le répéter longuement', posée en ces termes, la question est trop large et trop vague : il n'est point indispensable, il n'est même pas vraisemblable, que le sacrifice ait eu, chez tous les peuples qui l'ont institué, la môme signification et la même destination originaires ; il se peut fort bien que, chez nombre d'entre eux, — chez les Sémites, par exemple, — il ait été envisagé comme une communion de sang entre le dieu, qui était en même temps la victime, et les fidèles qui se partageaient sa chair; et, quand cette vue serait mille fois prouvée pour eux, il ne. s'ensuivrait nullement que telle fût aussi la croyance des Indo-Euro péens, ni surtout celle des Aryas, qui seule nous occupe à cette heure. La question doit être résolue en fait, pour chaque domaine religieux pris à part, d'après le propre témoignage qu'il nous donne de l'essence de son culte; et, restreinte dans ces limites, éclairée de cette lumière, il ne semble vraiment pas qu'elle soit sujette à controverse pour les Indo-Éraniens, qui nous ont légué de leurs communes croyances tant et de si clairs documents. Le sacrifice est le souci constant