CHAPITRE IX
Le Gode Funéraire
On a détaché de la morale les devoirs envers les défunts et de la liturgie générale les offices mortuaires, parce qu'à elle seule cette matière occupe dans la pensée et le culte du pieux mazdéen une place assez importante pour être traitée à part, et aussi parce qu'il était à propos de la rapprocher le plus possible de l'étude des fins dernières qui l'éclairé et s'en peut éclairer à son tour. Et toutefois les allusions n'y ont pas manqué dans le cours de notre exposition : nous avons vu comment le mazdéen, profondément spiritualîste, se représente la survivance de l'âme humaine' ; nous savons également l'horreur profonde que lui inspire le corps voué àla décomposition et les précautions qu'il se contraint à prendre contre le contact de cette pourriture*. Il nous reste à connaître les mesures moins égoïstes auxquelles il procède pour assurer au défunt aimé le lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix qu'avec d'autres religions il propose à nos désirs et à nos espérances.