Darmesteter, Z. A., I, p. 415. n
2. On sait que, suivant Hérodote, ils n'enseignaient à leurs enfants que trois choses : monter à cheval, tirer à l'arc, et dire la vérité
3. Si bien autre chose, que Darmesteter, qui d'abord avait admis sous réserves la possibilité d'identifier Krçânu et Keresâni, a fini par la rejeter et faire de ce dernier mot un simple adjectif : Z, A., I, p. 81, et III, p. xxxix. Mais voir au texte ; et puis la concordance phonétique est vraiment frappanée.
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d'Alexandre le Grand. On voit quelles conséquences s'en déduiraient en faveur de la. modernité de la composition de certaines parties au moins deTAvesta.Mais, sans revenir sur ce procès déjà plaidé, serait-ce donc la première fois, dans l'histoire des mythes, qu^un nom légué par la tradition changerait de sens et, à la faveur de l'évhémérisme, viendrait s'appliquer sur un personnage réel, auquel il avait été primitivement aussi étranger que possible et antérieur de bien des siècles ^ ? Tant s'en faut, qu'au contraire Tavestisme en offre lui même un exemple aussi clair que curieux. Dans TAvesta, Azhi Dahâka est, conformément à ses origines, un serpent, un monstre, une druje. Mais, dans la légende épique, Zohûk, qui porte son nom, est un tyran, un usurpateur étranger, un homme de chair et d*os, affublé seulement de quelques attributs monstrueux dont l'évhémérisme destructeur n'a pas réussi à le débarrasser entièrement : suivant le Shah Nâmeh. il sort de ses deux épaules un affreux serpent qu'il faut nourrir de cervelle humaine; plus tard, il n'est plus qu'un hideux infirme, affligé de deux excroissances sur les épaules. Voilà ce que l'incompréhension moderne a fait du mythe saisissant de l'orage ou de l'hiver*. En même temps qu'elle l'a humanisé, elle n'a pu manquer de le localiser : Zohâk, comme Zînîgab,
1. Je rapijelle qu'on a recueilli, il y a une trentaine d'années, dans les Charentes, un récit suivant lequel les deux traîtres Gandelon et BouniiotU auraient trahi l'empereur Mipo^con.
2. Au contraire, dans les contes populaires, il a gardé sa vraie physionomie : Azhdahâk est le dragon d'épouvante, leserpent à sept tôtes, (jue tue le héros.