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on plusieurs classes subordonnées. Ceux qui vinrent se fixer au milieu de races étrangères, différentes par la langue et les mœurs, celèrent plus jalousement encore aux profanes leur foi héréditaire. La connaissani5e de ces arcanes leur donnait à eux-mêmes la conscience de leur supériorité morale, et assurait leur prestige sur les populations ignorantes qui les entouraient. Il est probable que le sacerdoce mazdéen était primitivement, en Asie Mineure comme en Perse, Tapanage d'une tribu où il se transmettait de père en fils ; puis on consentit à communiquer à des étrangers, après une cérémonie d'initiation, les dogmes cachés, et ces prosélytes furent admis peu à peu aux diverses cérémonies du culte. La diaspora iranienne, à cet égard comme à beaucoup d'autres, est comparable à celle des Juifs. L'usage distingua bientôt diverses catégories de -néophytes, qui finirent par constituer une hiérarchie fixe. Mais la divulgation intégrale des croyances et des pratiques sacrées fut toujours réservée à de rares privilégiés, et cette science mystique semblait d'autant plus précieuse qu'elle était plus occulte. »

On ne saurait mieux dire. Et, sans doute, il se peut bien que, dans le mélange des religions et des races, quelque chose des rites abstrus d'Eleusis ou des orgiastiques mystères de Bacchus ait déteint sur l'initiation mithriaque ; mais, pour ce que nous savons des uns et des autres, nous serions fort empêchés de faire le départ de ces éléments adventices. Tout au plus en entrevoyons-nous la vague influence dans les épreuves pénibles ou cruelles infligées aux néophytes avant

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leur première initiation : franchir d'un bond un fossé plein d'eau, les mains liées avec des entrailles de poulet ; assister à un meurtre simulé, qui à un moment donné, peut-être, avait été un meurtre réel ; tendre leur front au fer ardent qui les marquait du sceau du Soleil'. Et encore, qui nous assure que bon nombre de ces pratiques maçonniques ne fussent pas en usage dans certaines écoles de mages, où elles n'auraient constitué, somme toute, qu'une variété mitigée des atroces ordalies consacrées par TAvesta* ?

De toutes les particularités importantes du mithriacisme, la seule peut-être qu'il ne tienne pas, au moins indirectement, du mazdéisme perse, est aussi celle qu'à tort on lui attribue en propre : le célèbre baptême du taurobole, qu'il a très tardivement admis, mais qui lui vint du dehors\ Il faut dire par quelle filière.

On sait déjà que le zoroastrisme fait jouer un rôle considérable au Taureau mythique, fécondateur et agent de résurrection*. Que les deux personnages de Mithra et du Taureau se soient déjà rencontrés dans sa théologie, cela n'est point aussi sûr ; mais en tout

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