Ce mot signifie « les Trente Jours
Petit, qui ne diffèrent que par la construction grammaticale de la formule — est une série de trente brèves invocations, chacune adaptée à l'un des jours du mois
selon la déité à laquelle il est consacré.
D'autres menues prières, soit quotidiennes, soit occasionnelles, et d'insignifiants fragments liturgiques sont tout ce qui subsiste des autres livres de l'ancien Avesta.
§ 4. — Les Livres auxiuaires
L'exposition qui précède doit donner à penser que notre connaissance du mazdéisme serait passablement trouble et fort incomplète, si la tradition ne comblait en partie les énormes lacunes de la compilation avestique telle qu'elle nous est parvenue. Mais, à la suite de la restauration du culte par les Sâssânides, une littérature est née et s'est espacée sur plusieurs siècles, partie exégétique, partie narrative ou épique, rédigée dans la langue alors vivante (le pehlvi, plus tard le persan) et essentiellement fondée sur le souvenir oral des faits et des règles consignés dans les livres perdus derAvesta\ Un mot seulement ici des principales
1. Il va de soi que ces écrits tardifs peuvent fort bien ne pas toujours représenter une tradition pure de tout mélange ; mais ils ont, en tout état de cause, le graad mérite de nous apprendre comment les Dastûrs a docteurs » envisageaient leur propre dogmatique, et c'est affaire à la critique sagace d'y faire, par confrontation des témoignages, le départ du fonds primitif et des ^.pports ou des altérations qu'il a pu subir.