Grand Hrimlalilsli, rj; On r<';jouit les métaux »t
inversement.
morale telle que les hommes la doivent observer sur terre. La sollicitude de sa justice s'étend jusqu'aux damnés : il est chargé de tenir la main à ce que, dans les enfers, les démons ne les torturent pas au delà de ce qu'ils ont mérité. Aussitôt après la création spirituelle, le Créateur éleva la voix et dit : « Qui nous a créés?)) Et les sept Amesha-Spentas se tenaient devant lui en silence, ne sachant que répondre. Il répéta deux fois sa question; à la troisième, ce fut Asha Vahishta qui répondit : « C'est toi qui nous as créés ! )) 11 est donc bien l'incarnation vivante de la Vérité première. Ses Yazatas attitrés sont le Feu, Sraosha et Verethraghna.
III. Khshathra Vairya, Khshatravêr, Shahrêvar^ (( la Désirable Seigneurie », dit aussi Vohu.Khshathra (( le Bon Règne », est l'ange de la majesté d'Ahura et de la bonne royauté terrestre, qui, en s'étayant l'une sur l'autre, doivent amener un jour la défaite définitive du mal. Tout commandement, toute puissance vient de lui ; et, comme le premier devoir du puissant est de protéger le faible, c'est lui qui défend devant le trône d'Ahura la cause des misérables et des opprimés. C'est à la force qu'il demande la victoire, et la force suppose l'arme qu'elle manie, et les bonnes armes sont en métal : par cette filière d'idées, il est devenu aussi le protecteur des métaux; « qui les réjouit ou les afQige, Shahrèvar en est réjoui ou affligé^ ». Ses auxi-
1, Grand Bûndahîsh, cité Darmesteter, Z,A.^ II, p. 314. t- On réjouit les métaux en les faisant servir à bonnes fins, et inversement.
LES AMESHA-SPENTAS 45
liaires sont Mithra, le Ciel et le bienfaisant génie Ânaghra.
IV. Spenta àrmaiti, Spandarmat, Asfendarmad^ « la Bienfaisante Dévotion », génie féminin, a pour mission d entretenir toutes créatures et de rendre parfaits tous les biens de la création\ La terre est son domaine : elle la préserve ou la purge de souillures, et, qui la souille, elle en est offensée. Elle se fait aider dans Taccomplissement de sa tâche par les Eaux, la Religion, A iryaman le guérisseur, et d'autres moindres génies.
V. Haurvatât, Khôrdât, Khurdàd^ « Tlntégrité » au sens de « santé physique et morale », est également une entité femelle qui forme couple avec la suivante* : elle incarne la vigueur et la croissance ; c'est pourquoi elle veille spécialement sur les eaux, qui font tout croître ; et, comme la croissance des plantes est enfermée dans le cycle de Tannée, Haurvatât est la patronne générale des jours et des mois qui la composent. Ses auxiliaires augustes sont Sirius, le Vent et les Mânes.
VI. Ameretât, Amûrdât, Murdàd, « l'Immortalité », fait pousser les plantes, les saintes plantes qui,
1. Le Véda connaît une pâle entité du même nom, — Aramati, — qui paraît signifier « Piété » : l'idée est donc commune; mais, dans l'Avesta, elle a frayé sa voie jusqu'au pied du trône du Très-Haut.
8. Voir la belle étude de J. Darmesteter intitulée Hauroatdt et Ameretât (t. XXIII de la Bibliothèque de l'École des Hautes Études), véritable modèle d'analyse de l'évolution d'un mythe en symbole.
comme le constate aussi le Véda, contiennent le divin remède contre toutes les maladies, et parmi lesquelles règne le haoma, garant infaillible deTimmortalité des dieux et de la future immortalité des hommes ^ Elle s'accompagne des génies de l'équité, de la terre et de l'abondance.
VII. Sraoshaou Srôsh ne figure parmi les archanges que pour compléter le nombre de sept lorsqu'on n'y compte pas Ahura Mazda. Par ailleurs, il n'est qu'un des premiers parmi les anges, que nous devons main tenant passer en revue.
§ 3. — Les Yazatas
Le védique yajata signifie « adorable » : c'est une •épithète courante qui peut s'appliquer à n'importe quel dieu. Il en est de même, en principe, du zend yazata^ qui, une fois même, dans le Yasna, désigne Ahura. Mais, dans la nomenclature usuelle, un Yazata (persan îzed) est un ange subordonné à Theptade archangélique*. Ces ministres du Très-Haut, exécuteurs fidèles de ses ordres et de ses messages, sont en nombre infini, puisque tout l'ancien panthéon indoéranien s*est mué en légions d'esprits célestes, et que, ceux-ci une fois dépouillés pour la plupart de tout attribut personnel bien saillant et réduits à l'unifor-