Cf. supra p. 20 et le chapitre des Fins dernières
2. La hiérarchie est rigide, mais il ne faut pas croire que la terminologie le soit toujours à l'avenant : il peut arriver <iue de simples Yazatas soient honorés du titre d'Amesha- ^pentas.
LES YAZATAS 47
mité abstraite, il D*y avait aucune raison de ne les pas faire foisonner à cœur joie ; mais quelques-uns, soit parleurs attaches naturalistes encore très visibles, soit parTimportancedu rôle que leur assigne la légende ou la liturgie, méritent d*arrêter un instant notre attention . 1. Âtar (Âdar, etc.) « le Feu » est l'être pur et purifiant par excellences dit le fils d'Ahura Mazda, soit donc exactement « le Fils de Dieu ». On le nomme presque toujours le premier parmi les Yazatas, et il passe, comme dans Tlnde, pour le plus proche allié de l'homme dans la lutte contre les démons et les noirs magiciens, Tami qui, bien nourri, rend au centuple ce qu'on lui donne.
(7) Le feu d*A. M. s'adresse à tous ceux dont il cuit les repas et les banquets : il leur demande à tous bonne offrande, offrande de plaisir, offrande d'assistance, ô Spitama. — (8) De tous ceux qui passent, le feu regarde les mains : « Qu'est-ce que l'ami apporte à l'ami? celui qui va et vient à celui qui ne saurait bouger ?... » — (9) Et, si rhomme lui apporte du bois pieusement offert, un faisceau de brindilles pieusement lié..., alors le feu d'A. M., satisfait, rendu propice, bien rassasié, le bénit...'
La dogmatique distingue cinq grandes hypostases du Feu : — V Berezisavanh « de haute utilité », nom général du Bahrûm^ qui est le Feu terrestre sous sa forme la plus pure et la plus victorieuse ' ; — Vo-
1. Cf. supra p. 14. — Los mots entre parentlièscs sont pehlvis ou jHîrsans,