‹ Le ParsismeChapitre 51 sur 203 · L'ange Daèna (Dîn) personnifie « la Religion · texte numérisé non relu

L'ange Daèna (Dîn) personnifie « la Religion

1. Sur ce curieux contraste, commun au domaine indoéranien, voir Oldenberg, Religion du Védut p. 189.

LES YAZATAS 57

mazdéenne, et pareille abstraction, non plus que les suivantes, ne saurait avoir de mythologie. Son Yasht, le 16®, est d*aîlleurs tout entier consacré à la louange de Cista.

15. Cista, « la Sagesse )) religieuse, occupe dans le mois le même jour que Daêna et ne paraît guère s'en distinguer : rien de concret en elle, que son vêtement blanc, comme celui des prêtres de la religion mazdéenne'.

16. Ashî Vanuhi (Ashishvang, Ardîshvang, Art), «labonneAshi >, est célébrée dans TArd Yasht, le 17«, en tant que symbole de la richesse qui procède de la vertu : elle apporte aux hommes vertueux tous les biens de la terre, des eaux et des airs, et protège ceux qui usent de leur fortune pour le bien d'Ahura et des fidèles. Particularité curieuse : comme elle est le génie de Taccroissement, aucun être stérile ne doit prendre part à son culte, par conséquent, ni un enfant, ni un ennuque ou un impuissant, ni une vierge ni une courtisane.

17. Arshtât ( Ashtâd), « la Droiture », est le guide des êtres célestes et terrestres : on l'invoque avec Rashnu, dont il semble un dédoublement, et avec Sraosha, dont il partage la mission psychoporape

1. Mais les vertus que dispense cette fée de la sagesse valent bien une mention pour leur caractère de pur folklore : c'est, par exemple (verset 10), « la vue de l'étalon qui, dans une nuit sombre, alors qu'il pleut ou neige ou grêle ou grésille, à neuf fois sa distance de la ville (?)« aperçoit un crin de cheval tombé à terre et distingue s'il vient de la tête ou de la queue ».

58 LE pausisme

comme auxiliaire d'Ameretât. Mais TAvesta ne nous en apprend rien, non pas même dans son Yasht, le 18®, qui, par un contre-pied bizarre, ne glorifie que la seule Ashi et pourrait passer pour une simple clausule du précédent.

18. Asman, « le Ciel », le ciel suprême, celui qui domine le soleil, par opposition au ciel inférieur qui le soutient', n'a point de Yasht propre, ni aucune mythologie. Tout ce qu'on en sait, c'est qu'il a la forme d'une sphère, afin de donner le moins de prise possible aux assauts du Démon, dont le garde par surcroît la vigilance des Fravashis.

19. Zem, « la Terre », est une abstraction encore plus terne, surtout pour qui la confronte avec les vivantes et poétiques images qu'elle a inspirées à l'Inde védique'. Son Yasht, le 19®, dit Zamyâd, débute par une énumération de montagnes, puis, sous le prétexte implicite que les monts sont les premiers illuminés de la gloire céleste, tourne court à l'éloge du Hvarenô ou de la Gloire Royale, l'auréole de feu qui, du trône de Mazda, descend ici-bas sur la tête des saints et des puissants vertueux.

20. Ilaoma (Hôm) nous est déjà connu par ses origines', et nous le retrouverons, en tant que breuvage sacré, dans la liturgie.

1. Les Védas ont aussi cette distinction, qui les a amenés à admettre trois cieux, puis symétriquement trois terres, puis encore davantage : cf. Bergaigne, la Religion Védique, p. 115 sqq.

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