Cf. Henry, Littératures de l'Inde, p
12. Rama Hvâstra, le compagnon de Mithra, a nominalement un Yasht, le 15®, où toutefois il ne figure qu'à l'intitulé (Râm Yasht), et qui tout entier est consacré à la gloire de Vayu (Vâî) : il est donc probable, comme l'enseigne expressément le Bûndahîsh, que Râraa n'est qu'un autre nom de Vayu, et non, comme le veut la tradition moderne, celui-ci un auxiliaire de celui-là ; on sait combien est fréquent le phénomène dit du dédoublement mythique. Quant à Vayu, c'est le védique Vâyu, c'est-à-dire « le Vent », mais le vent, déjà dans le Véda, réduit presque à une entité mystérieuse et bienfaisante, plus ou moins vidé de ses attributs matériels et spiritualisé; à plus forte raison doitil l'être dans l'Avesta et la mystique postérieure; où il ne représente plus guère que l'atmosphère, le vide entre ciel et terre, entre la Lumière infinie et la Ténèbre infinie, l'Espace, en un mot, en tant que théâtre de tous les phénomènes cosmiques.
13. Vâta (Bâd) est, comme le Vâta védique, le Vent, sinon tout à fait réel, au moins beaucoup plus concret^ : il souffle, il s'agite et agite la masse de l'univers; c'est lui, notamment, quand Tishtrya a puisé les eaux de l'Océan, qui les dissémine en nuées pour les envoyer au loin porter la vie. Nous ne possédons pas son Yasht, qui a dû sûrement exister, puisqu'il est l'ange du 22*^ jour du mois.