AUTRES ÊTRES DÉMONIAQUES
spirituels : si le terme dregrant (^dans les Gâthâs) ou drvani dans le reste de TAvesta) est d'une portée très générale, — signifiant à volonté « homme méchant, démon, damné », — si le mot khrafstra (kharfastar) parait ne désignerque des êtres réels, — hommes pervers ou bêtes malfaisantes ', — la démonologie est riche en catégories inférieures, dont quelques-unes, à coup sûr, remontent jusqu'à l'ère indo-éranienne.
1. Drujes. — Le terme dmj, qui équivaut au védique druh, « ruse, tromperie, malice, esprit malin », désigne toute une classe de ces effrayants toiirmenteurs ; et, comme le mot est féminin, ils passent en général pour des femelles monstrueuses et sont même désignés comme tels encore qu'on les tienne pour mâles*. C'est l'indécision qui volontiers accompagne ces créatures de cauchemar.
Nasu, la plus immonde de toutes, est la druje des cadavres, la mouche noire de la putréfaction : nous la retrouverons dans l'exposé des rites mortuaires que le Vendidâd accumule contre son invasion *.
Azhi Dahâka (Azh Dahâk, Zohàk), qui est TAhi védique, le monstre-serpent, tué par Indra, appar tient plus particulièrement à la légende héroïque, qui ne s'est pas fait faute de narrer ses méfaits et son châtiment.
Jahi (( la prostituée » est le démon du vice impur,