Cf. supra p. 51 et
duquel Ahura lui-même communique à Zoroastre de longues et minutieuses instructions : on verra en temps et lieu la fonction de premier ordre qu'il remplit dans le rituel mortuaire', et les pénalités qui frappent Thomme qui le maltraite* ; c'est que, pour
un peuple pasteurcomme les Indo Eraniens, le chien est l'auxiliaire de toute première nécessité, soit pour ramener ou chercher à la piste les b/»tes égarée^i, soit pour les défendre des carnassiers^. Une chienne pleine doit être soignée comme une femme enceinte, non pas seulement par son maître, mais par tout individu dans Tétable, Tenclos, le fossé duquel elle s est réfugiée par hasard*. Bien plus, il ne faut pas tuer le chien enragé: il faut essayer de le guérir, Tem piocher de mal faire ou de se faire du mal en lui mettant un collier et une muselière, le punir par mutilation ou compensation comme on punirait un homme dans le même cas ; rien de plus'. Il est clair que le mazdéen, indépendamment des vertus surnaturelles qu'il prête au chien, le considère, à raison de son intelligence, comme un succédané du genre humain.