‹ Le ParsismeChapitre 86 sur 203 · Vdd · texte numérisé non relu

Vdd

5. Vdd. 13. 29-33. Cf. aussi Hovelacque, lo Chien tfan,< l'Acesta, in Reçue de Linguistique, VIII, p. 187 sqq.

Il a même communiqué son inviolabilité à un congénère, que les textes appellent « le chien d*eau ))^ et dans lequel il est difficile de reconnaître autre chose que la loutre. Les commentaires expliquent les peines exorbitantes qui frappent le meurtrier d'une loutre, en disant que cet animal « lutte contre le démon qui est dans les eaux » : croyance d'origine mythique? ou bien est-ce des rats d'eau qu'il s'agit ? Mais la loutre est une terrible destructrice de poissons comestibles, et à ce titre on devrait la croire ahrimanienne. Ne serait-ce pas plutôt que les Éraniens l'avaient apprivoisée et l'employaient comme chien de pêche, ainsi qu'on fait encore dans 1^ pays où elle n'est pas devenue une rareté? Bien qu'elle ne passe point, comme le chien, pour bannir le démon funèbre, elle est défendue par des pénalités encore bien plus rigoureuses.

Il va de soi que la création d'Ormazd comprend toutes les espèces utiles, tous les animaux et oiseaux domestiques. Mais il recommande également à son fidèle certaines bêtes sauvages qu'il lui a données pour auxiliaires dans la lutte contre les monstres : aucune, après la loutre, plus expressément que « le chien au -dos hérissé, à la tête effilée, le chien Vanhâpara que les gens qui parlent mal appellent le Duzhaka » (pehlvi zâzag), le hérisson*. Il a été créé contre les fourmis voleuses de grain : toutes les fois qu'il urine dans une

1. Vdd., fargard 14 tout entier, et cf. infra, p. 120 et 124.

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