Cf. Darmesteter, Z. .1., II, p. xxii
mort^ ; se charger, étant prêtre, d'un exorcisme pour lequel on n'a pas compétence*. Les autres transgressions se règlent par une pénalité uniforme et graduée : un certain nombre de coups de deux instruments de torture dits afipahè ashtra « piqueur de cheval )) et svaoshô'cavana (( promoteur d'obéissance », sur lesquels on n*a pas de documents plus précis; le mieux est de traduire par les termes généraux de (( fouet » ou (( lanière ». Le tarif de ce supplice ne laissera point, par endroits, de causer quelque surprise.
« Tarif » est bien le mot, au surplus; TAvesta laisse entrevoir et les commentaires enseignent que ces peines sont convertibles en charges pécuniniaires. L'unité pénale est de 200 coups de lanière : c'est ce qu'on nomme le ianuperetha (ianâfùhr) ou compensation corporelle, et l'individu qui l'encourt est dit peshôtanu ((qui paie de son corps »'. Or, les textes portent qu'un tanâfûhr vaut 1200 drachmes grecques, soit un millier de francs : à 5 francs donc par coup de lanière, il sera aisé d'apprécier la valeur des amendes dont le code de Zoroastre frappe le délinquant,
1. Il faut toujours se mettre à deux pour manier, laver, porter un défunt : Vdd. 3. 14. Ce doit être, bien que les textes n'en disent rien, une précaution contre la négligence que pourrait mettre un homme seul à accomplir strictement les rites mortuaires : les deux porteurs se contrôlent l'un l'autre.
2. Rien, en effet, ne saurait être plus grave aux yeux d'un mazdéen : qu'on se représente la périlleuse illusion d'un laïque qui se croit purifié et qui ne l'est pas.
3. Darmesteter, Z. A., II, p. xvii et xx. Originairement, ce mot devait désigner tout condamné au fouet : il s'est restreint au coupable qui en doit subir 200, coups, ni plus, ni moins.
De ce code nous ne possédons que très peu d'articles, qui ne sont pas tous d*un égal intérêt ; mais il n'est pas hors de propos de les mentionner pour la plupart,car ils jettent un jour assez vif sur les idées et les mœurs de cette société pastorale, pacifique et piétiste.