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4. L* a impérialisme » anglais a donné naissance, en ces dernières années, à une littérature très abondante ; il faut lire en particulier : Seelky, The Expansion of England [London, i884; trad. française Baille et Rambaud, Paris, 1901, 3* édit.] ; A. Filox, Le théoricien de V impérialisme anglais : Sir J. Scelcjr, in Heviie des Deux Mondes, i»"" juin 1898 ; V. Békard, L'Angleterre et l'impérialisme [Paris, 1900] ; Jacques Bardoux, La doctrine anglaise d'expansion impériale, in Revue Bleue, 9, 16 et 33 juillet 190^.
qui, de 187/4 à 1880, dirigea le ministère. Un de ses premiers actes fut précisément l'annexion d'un archipel océanien, celui des Fiji (septembre 187/4); et à partir de ce moment les différents ministères anglais qui se succédèrent au pouvoir multiplièrent les annexions dans le Pacifique, comme ailleurs. Tous, conservateurs, libéraux, unionistes sont poussés dans cette voie de conquêtes à la fois par les colonies australiennes, dont ils sont obligés de ménager l'opinion et qui veulent à tout prix dominer dans le Pacifique occidental r— la question des Nouvelles-Hébrides le prouve surabondamment, — et par le peuple anglais lui-même, qui, enivré d'orgueil par les poèmes d'un Rudyard Kiplingou les discours d'un Chamberlain, semble s'être donné pour tâche d'accaparer jusqu'aux moindres îlots perdus dans le Grand Océan. Qu'importe aux Anglais que l'occupation de ces îlots soit inutile et de nul profit aujourd'hui : un jour viendra certainement, pensent-ils, où le hasard des événements leur donnera une valeur considérable.
Sa longue lutte avec les Maoris n'avait pas permis à l'Angleterre d'accepter l'offre de cession qui lui avait été faite auparavant de l'archipel des Fiji ^ . Dès que la pacification de la Nouvelle- Zélande fut achevée, le gouvernement britannique fit reprendre la question. Le moment, du resie, était très bien choisi. En effet, les colons étrangers, anglais ou allemands, établis dans ces îles depuis unedizaine d'années, avaient essayé, à différentes reprises, d'organiser un gouvernement; mais, divisés sur le choix du chef indigène qu'il convenaitde proclamer souverain, ils n'avaient abouti qu'à provoquer des troubles intérieurs qui menaçaient gravement la prospérité économique de TarchipeP. L'établissement d'un pouvoir fort était donc désirable; et l'Angleterre offrit ses bons offices. De nouveaux pourparlers conduisirent bientôt à la cession pure et simple de l'archipel à