Deschanrl, Les intérêts français..., p
LES COMPÉTITIONS INTERNATIOiNALES (187O-I904) I7I
jour SOUS la domination britannique ' et désirant au contraire « resserrer les liens qui, depuis de longues années déjà, Tunissaient à la France », a accepté en i886 notre protectorat* et a vu avec plaisir son royaume rattaché administrativement à la Nouvelle-Calédonie. Mais ce mince succès de notre diplomatie ne saurait faire oublier l'irréparable faiblesse dont nous avons fait preuve au sujet des Nouvelles-Hébrides '.
Si la période contemporaine nous montre beaucoup d'hésitations et d'atermoiements dans la politique coloniale de la France, elle marque, par contre, l'épanouissement de « l'impérialisme » anglais \
Après avoir songé un instant à renoncer à tout accroissement de territoire, l'Angleterre aujourd'hui rêve au contraire d'étendre indéfiniment les limites de son empire. Les débuts de cette politique nouvelle remontent à une quarantaine d'années. Ils sont marqués par la publication, en 1868, du livre de Charles Dilkc, Greater Britain (la plus grande Bretagne), et la fondation la même année, sous la présidence du prince de Galles (aujourd'hui Edouard VII), du Royal Colonial Institute destiné à resserrer l'union de toutes les parties de l'empire anglais et à faciliter par des missions scientifiques ou commerciales l'extension de l'inQuence anglaise sur les régions du globe encore mal connues, ou habitées par des populations non civilisées.
L'homme qui incarna le mieux tout d'abord ces tendances impérialistes fut Disraeli, créé lord Beaconsfield en 1876, et