Reeves, The long whitc cloud [London, 1899], p. a
ment de l'océan, parfois à de grandes hauteurs. Les sommets de la Nouvelle-Calédonie dépassent fréquemment i ooo mètres (mont Panié, i65o; mont Humboldt, i634); l'île Espirilu- Sanlo, aux Nouvelles-Hébrides, a un pic de i 680 mètres^ ; aux Fiji, on relève plusieurs cotes supérieures à i 000 et i 200 mètres ; aux Salomon, le Balbi culmine à 3 070*; dans l'archipel Bismarck enfin, les altitudes de plus de 1000 mètres sont fréquentes. Ainsi, l'on pourrait étendre à toutes ces îles, à peu près dépourvues de plaines, la comparaison que M. Bernard — non sans réserves, bien entendu — fait de la Nouvelle-Calédonie avec «une France réduite aux Cévennes », ou « une Italie dont il ne resterait que l'Apennin » ^. Ce caractère particulier s'explique, du reste, en grande partie, par le fait que les chaînes de montagnes y sont orientées dans le même sens que les îles, du S.-E. au N.-O. \ et qu'au surplus ces différentes îles sont très étroites, ayant à peine, en Nouvelle-Calédonie, aux Nouvelles- Hébrides, aux Salomon, par exemple, quelques dizaines de kilomètres de largeur.
Les îles volcaniques ont un relief plus accentué encore. Elles se présentent d'ordinaire sous la forme de cônes assez réguliers dont l'altitude, plutôt faible dans les îles micronésiennes (600 mètres aux Palaos% 700 aux Mariannes®, 892 aux Carolines^), s'élève graduellement dans les îles polynésiennes, à mesure qu'on s'avance vers l'Est. Aux Samoa, on rencontre un sommet de I 65o mètres ; Tahiti a des pics qui dépassent 2 000 mètres (Orohéna 2 287); aux Hawaii enfin, les cratères gigantesques
I. Cf. p. Pklet, Atlas des colonies françaises [Paris, 190a], carte n» a."». 3. SiEVKRs, op. cit., p. 3 10.