LES COMPÉTITIONS INTERNATIONALES (187O-I904) I
et Tile de Guam, dans les Mariannes (cédée par l'Espagne, au traité de Paris, 12 août 1898). — L*année suivante, enfin, les États-Unis obtenaient une partie de rarchipel des Samoa '.
L'Allemagne enûn, tard-venue dans la colonisation ^ a jeté aussi les yeux sur l'Océanie, et à son tour elle est entrée en lice. Bismarck, qui répétait volontiers qu' « il n'était pas né colonial* », se risqua d'abord avec quelque défiance dans la politique coloniale. Il faut reconnaître dailleurs, que cette défiance n'allait pas sans un très profond sens pratique. Bismarck ne voulait pas « suivant la méthode française..., conquérir des territoires, y bâtir d'abord des casernes, y lâcher des soldats malfaisants et des fonctionnaires inutiles, construire des villes sans habitants, creuser des ports sans commerce » ; il préférait attendre que des semences de vie nationale eussent germé sur un territoire étranger, pour en abriter alors — mais alors seulement — la floraison \
Il laissa donc, d'abord, les commerçants allemands poursuivre l'œuvre coloniale qu'ils avaient déjà entreprise, bien avant 1870. Successivement la maison Godeflroy, puis la maison Robertson et Ilernsheim, l'une et l'autre de Hambourg, prirent pied dans les parages de la Nouvelle-Guinée, dans le Nouveau- Lauembourg, la Nouvelle-Poméranie et le Nouveau-Mecklembourg\ Pendant ce temps, Bismarck se contentait de signer