‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 115 sur 234 · Whitrey, op. cit., p. 3oi ; Blackman, op. cit., p · texte numérisé non relu

Whitrey, op. cit., p. 3oi ; Blackman, op. cit., p

3. Liliuokalani céda devaDt la force ; elle déconseilla même à ses sujets la résistance, mais elle en appela aux États-Unis dans une protestation très digne reproduite par DE Varicsy, art. cité (Revue des Deux Mondes, 1898, II, p. igS-^)-

4. Revue du droit international public, 1899, p. 325 ; Blackman, op. cit., p. i35. Cf. aussi sur la chute de la monarchie hawaïenne, WhitxNey, op. cit., p. 3o2 et sq.

5. Lire de Varigny, La crise hawaïenne, in Revue des Deux Mondes j le' février 1894 (i89'4, I, p. 678 et sq.). M. de Varigny pensait alors que si cette restauration de la reine s'imposait comme acte de justice, elle ne pouvait être qu'un expédient temporaire, et il proposait une combinaison susceptible, selon lui, de ramener le calme dans les esprits et la bonne entente entre les colons américains et les indigènes : c'était l'abdication volontaire de la reine et son remplacement par la princesse Kaiulani.

Part, de l'Océanie. i:

fut proclamée le k juillet 1894. jour de la fête nationale des États-Unis.

Une pareille solution ne pouvait satisfaire ni les indigènes, excités à la révolte par leur reine déchue, ni les étrangers, qui redoutaient pour la jeune république les plus sérieuses difficultés. A la suite d'une dernière rébellion (1896) et surtout après Tarrivée des « républicains » au pouvoir avec le président Mac- Kinley (1897), la question de l'annexion fut de nouveau soumise au Sénat (16 juin 1897). La guerre avec TEspagne, le succès de l'amiral Dewey à Manille et la nécessité de le soutenir eurent raison des dernières hésitations * .

Aux termes de la Joint Resolution du 7 juillet 1898, la cession régulière fin due JormJ et constitutionnelle (in Ihe manner provided by its constitution), faite par le gouvernement de la république hawaïenne aux Etats-Unis, de sa souveraineté sur Tarchipel des Hawaii, était acceptée, ratifiée, confirmée (accepted, ratified and conjirmed). L'archipel tout entier, avec ses dépendances, devait faire désormais partie intégrante du territoire de r Union et passait sous la domination complète et exclusive des Etats-Unis*. — Un mois plus tard (12 août 1898) 5 commissaires américains prenaient officiellement possession de l'archipel hawaïen, au nom de l'Union, et malgré les protestations de la population indigène et de l'ancienne reine.. Un acte ultérieur, du 3o avril 1900, est venu conférer le titre de citoyens des Etats-Unis à tous ceux qui, le jour de la prise de possession, étaient citoyens de la république hawaïenne.

En même temps qu'ils s'installaient définitivement aux iles Hawaii, les Etats-Unis prenaient pied sur deux points d'une très grande importance stratégique, à cause de leur situation sur la route vers l'Asie : l'îlot de Wake (occupé le 4 juillet 1898)

1. Whitney, op. cit., p. I et 33o; Garpenter, op. cit., p. 245. Voir aussi io Blackman, op. cit., p. i45, les arguments mis en avant par les partisans ou les adversaires de l'annexion des iles Hawaii.

2. Cf. Government for the terriiory of Hawaii. Report n® 3o5 to accompany H. R. (Documents of the House of Représentatives), n® 2972.

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