I. Exposé des motifs do la loi du 3o juillet
a. Journal officieU 3 août 1900.
3. A vrai dire, le nom des Nouvelles -Hébrides n'est pas prononcé; mais c*est le seul archipel auquel on puisse appliquer la formule générale de la loi du 3o juillet, reprise dans Tart. i du décret du a8 février.
LES COMPÉTITIONS i:STERNAT10r«lALES (187O-I904) I97
seuls Français, tandis que l'ordonnance anglaise de 1898 permet, au contraire, soit au moyen du « devoir de fidélité », soit surtout au moyen de la « soumission volontaire», l'extension de la compétence et des pouvoirs des autorités britanniques non seulement sur les indigènes, mais même sur les étrangers'.
Un second décret (12 novembre 1901) établit un régime douanier de faveur pour certains produits (maïs, café, cacao, vanille) « originaires des Nouvelles-Hébrides, récoltés ou fabriqués par des établissements commerciaux ou agricoles possédés ou exploités par des Français ou par des Sociétés civiles ou commerciales françaises. »
Ni l'un ni l'autre de ces décrets tardifs n ont changé, du reste, la situation politique des Nouvelles-Hébrides, puisque le récent accord franco-anglais maintient le slatu quo, sous la seule réserve que les deux nations intéressées nommeront une commission mixte chargée de trancher les litiges relatifs à la propriété foncière. — Si la question des Nouvelles-Hébrides reste entière, si l'accord du 8 avril iQoi n'en a fait qu'une simple mention, c'est qu'à vrai dire la clef de la solution se trouve non pas à Londres, mais dans le Parlement australien. Il importe cependant qu'un règlement définitif de cette question intervienne le plus tôt possible ; et ce règlement doit être à notre avantage, car il y va de l'avenir de nos intérêts, même en Nouvelle- Calédonie ^
Ainsidoncaujourd'hui, tous les archipels océaniens, sauf les Nouvelles-Hébrides, sont sous le protectorat ou la domination directe des grandes nations civilisées '. Mais, si le partage politique est accompli, l'ère des compétitions n'est pas close. Une nouvelle lutte, au contraire, a commencé, non plus politique mais économique : la prépondérance définitive devant apparle-