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Descha-nel, La politique française..., p. 36o

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spéciales^ ; on înslilua des primes à la plantation et a Texportation; Tintroduction de travailleurs asiatiques et océaniens fut facilitée ; on fonda une caisse agricole destinée surtout à servir d'intermédiaire, pour les achats et ventes de terrain, entre les indigènes et les colons européens ; on créa un jardin d'essais, on organisa des expositions locales et des concours agricoles ; et la vainc pâture fut enfin abolie*.

Tous ces eiïorts ont amené, de bonne heure, le développement de cultures nouvelles, d'ailleurs très inégalement prospères. La plus importante est celle de la vanille. Malheureusement, ce produit a subi en ces dernières années une très forte dépréciation ; si la quantité n'a pas cessé de s'accroître (23 4i3 kg. en 1895; i44 784 en 1902), la valeur a beaucoup varié (7 fr. le kg. en 1896 ; 26 fr. en 1897 ; i4 fr. en 1899 » 12 fr. en 1901). Cette dépréciation tient, à la fois, à la surproduction, à la concurrence de la vanilline et aussi aux conditions souvent trop défectueuses de la préparation. Pour enrayer cette dépréciation, le gouvernement a récemment nommé un expertexaminateur dont le visa est nécessaire pour l'exportation de la vanille et, déjà, ce contrôle officiel a contribué à relever les cours ^

A l'inverse de la culture delà vanille, celle du coton n'a cessé de perdre du terrain; elle tend môme à disparaître complètement. Pendant la guerre de Sécession, une Société de Londres, la TùhUi'Cotion-Company, établit à Âtimaono, en janvier i864, une vaste exploitation cotonnière, dans le but de profiler de l'interruption des relations commerciales de l'Europe avec l'Amérique. Le gouvernement local, qui avait encouragé déjà la

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