‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 142 sur 234 · UuGUEMN, op. cit., p · texte numérisé non relu

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Les colonies FÀÀIfÇAtSES îiôQ

dea gelées ou des sirops, encore toul à fait embryonnaire, bien que pleine de promesses V

En même temps que les fruits, il conviendrait encore de développer un certain nombre d'autres cultures à peu près complètement négligées jusqu'ici, malgré les conditions favorables du sol et du climat aux îles de la Société et aux Marquises.

Ce sont, d'abord, les cultures vivrières, encore fort peu répandues. Les indigènes vivent surtout des fruits deTarbre à pain, qui croît naturellement auprès des habitations et dans les vallées, de taros, d'ignames, de patates, que les producteurs de Tahiti et des Marquises exportent aux Tuamotu. Quant à la population étrangère, établie à peu près uniquement à Tahiti, à Nuka- Hiva et Iliva-Oa (Marquises), elle demande à l'importation presque tous les produits agricoles dont elle se nourrit*. Elle paie ainsi à l'étranger, chaque année, un lourd tribut dont il lui serait aisé de se dispenser, la culture des légumes européens étant parfaitement possible dans ces îles.

En outre, un certain nombre de produits, cultives jusqu'à présent en quantité insuffisante, même pour la consommation locale, pourraient alimenter un important commerce d'exportation. Tels sont, par exemple, la canne à sucre, le café, l'arrowroot et le manioc. Malgré l'accroissement marqué de la production du sucre dans ces dernières années *, Timportalion des sucres raffinés et des cassonades reste assez considérable. Elle a atteint, en 1902, près de 200000 kg. valant environ 70000 fr. Le café, d'excellente qualité, cultivé à Tahiti et Moorea (10 000 kg. en moyenne, par an), à Raivavaé et Tubuaï (i4ooo kg.), aux Gambier (2000 kg.), ne suffit pas encore aux

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