I. LBMA.ssoif, op. cit., p. lia
a. Ibid., p. 54-55. Il arrive ainsi qu*on paie couramment of'',5o le kg. de pommes de terre importées. On fait même venir de Californie jusqu'à des légumes frais dont l'importation s'accroît de plus en plus (Renseignement fourni par M. Juve.itin).
3. Ibid., p. 118119. — En 1899, on comptait /i usines se livrant à l'exploitation de la canne ; elles employaient une centaine d'ouvriers et représentaient un capital de 175 000 fr.
Part, de l'Océame. i4 ^^ ^
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besoins du pays (3o ooo kg. environ) ' . L'arrow-rool el le manioc, dont la consommation ]ocale est surtout très forte dans Tarchipel des Tuamotu, oti ils constituent une large part de la nourriture des indigènes, sont cultivés principalement dans les lies Tubuaï, Rurutu et Rimatara, très faiblement à Taliiti et Moorea. On évalue à 5oooo kg. le chiffre annuel de cette production ; mais ce chiffre pourrait s'accroître très vite, si Ton s'occupait sérieusement de la transformation de ces féculents en amidon ou en tapioca.
L'exploitation des forêts n'existe pas, à proprement parler, quoique les essences propres aux travaux d'ébénisterie ou de construction soient abondantes et quelquefois de grande valeur. Les indigènes eux-mêmes renoncent aujourd'hui à employer, pour les planchers de leurs maisons, le bois de burao et de l'arbre à pain, d*un usage très courant autrefois; ils utilisent, de plus en plus, le sapin de TOrégon. Tout est donc à faire dans celte matière*.
L'élevage est pratiqué de très ancienne date dans les îles hautes de la Polynésie française; bœufs, chevaux, ânes, moutons, porcs , se rencontrent même très nombreux aux Marquises '. Mais l'insouciance naturelle des indigènes, ou peut-être aussi la difficulté que présente, à cause du relief des îles, le rassemblement du bétail dans les enclos, leur a fait négliger la reproduction de leurs troupeaux. Il faut noter, en outre, que notre colonie, n'ayant de relations directes qu'avec des pays où le bétail abonde, ne peut songer à l'exportation.
Malgré toute son imperfection, son insuffisance et ses lacunes, l'agriculture, dans nos Etablissements polynésiens, dépasse de beaucoup en importance l'industrie, qui est même tout à fait insignifiante, par suite de l'absence de mines. — A Tahiti, en