FRANCE
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* On ne compte sous cette rubrique « Exportation n que les marchandises provenant du cru de la colonie, et non les marchandises provenant de rim(X)rtation et réeiportccs.
Ainsi, en 1902, pour ne prendre que les chiffres les plus rocents, les Elals-l nis ont fait 00 "4 <'cs importations et 55 "/« des exportations totales'. L'Angleterre, en y comprc-
I. Les Étals-Unis vendent surtout à notre colonie des farineux alimentaires (448936 fr.); des meubles et du bois (287814 fr.) et des tissus (249 409 fr.) ; ils
!2l4 LA MISE EN VALEUR
nant la Nouvelle-Zélande*, vient en seconde ligne, avec 25 ^o des importations el 21 "/o des exportations. Enfin, la France n'occupe que le troisième rang (i5 V^ des importations S i5 7o des exportations). Encore faut-il noter que la plupart de ces marchandises n'entrent qu'à la faveur de notre régime douanier protectionniste ; elles sont importées sur des navires étrangers.
Les deux lignes à vapeur et régulières mettant Tahiti en communication avec le dehors sont, en effet, Tune, américaine et l'autre, néo-zélandaise. Un service mensuel de VOceanic Steamship Company relie, d'une part, Tahiti à San Francisco; d'autre part, Tahiti est chaque mois en relations avec Auckland, par Rarotonga au moyen des navires de V Union Steamship Company of New Zealand^. — Les relations directes, et sous pavillon français, avec la métropole se font très irrégulièrement par trois voiliers de Bordeaux qui accomplissent chacun le voyage en 4 mois, à l'aller vid le cap de Bonne-Espérance et au retour via le cap Horn*.
Non seulement le commerce extérieur est pour ainsi dire tout entier aux mains des étrangers, mais le commerce intérieur, lui-même, ne nous appartient pas davantage. Jusqu'à l'année igoS, c'était un vapeur anglais qui desservait mensuellement les iles Sous le Vent, les Marquises et les Tuamotu ; ayant sombré sur les récifs, il fut remplacé par un petit navire appartenant à une maison française de Bordeaux ; mais le rem-
lui achètent la moitié de son coprah (9^6 35 a fr.), presque toute sa vanille (968 357 fr.) et plus du quart de sa nacre (369 a8a fr.).
I. Les importations anglaises consistent, pour les deux tiers environ, en tissus (a43 168 fr.); les exportations à destination de l'Angleterre sont de la nacre pour 334678 fr. et du coprah pour 398895 fr. — La Nouvelle-Zélande envoie plutôt des conserves do viandes (i58 138 fr.) ou du beurre sale (70 767 fr.) ; elle demande un peu de vanille (657'»5 fr.) et un peu de nacre (43 063 fr.).
3. Boissons, 83 430 fr. ; tissus, 68935 fr. ; broderies et vêtements, 53 958 fr.
3. DWuckland on peut aisément aller à Sydney, et c'est même le détour obligé de ceux qui veulent aller de Tahiti à Nouméa, car aucune communication directe et régulière n'existe entre nos deux groupes de colonies océaniennes.
4. Lemire, Les intérêts français dans le Pacifique [Paris, 1904]» p. i3.
placement n'a été que provisoire, car, au moment du renouvellement du contrat, cette maison française a posé des conditions beaucoup trop onéreuses pour le budget local*. — De plus, a Tahiti, le commerce est, en majeure partie, entre les mains de Sociétés étrangères* ou de Chinois. Le nombre de ceux-ci, relativement considérable (4i2 au 3o juin 1902), est d'autant plus inquiétant^ que la population indigène ou européenne est très faible, ainsi qu'on peut aisément s'en rendre compte par les chiffres ci-dessous.
RECENSEMENT DE LA POPULATION DES ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DE L'OCÉANIE (3o juin 1903).