fbid., p. n'y
3. Ibid.^ p. 7G. — Le môme auteur donne (p. 4^5), pour Tahiti, les chiffres suivants (recensement (le 1897): chevaux, aSaé; ânes. 7; mulets, 3o ; béliers ei brebis, 3ii; taureaux, bcBufs, veaux, vaches, génisses, a 6a6 ; porcs, 6 436.
LES COLONIES PHANÇAISES
SIt
dehorsHles forges et fonderies placées sous la direction du ser-
JEUNB FEMME, EN COSTUME EUROPÉEN, TRESSANT DE LA. PAILLE À CHAPEAU. (Cliché Hugueniiit communiqué par la Société Neuchditloise de géographie.)
vice de Tarlillerie et de quelques ateliers où Ton construit des bateaux de pêche, Tindustrie se réduit au tressage de pailles
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diverses (arrow-root, tiges de canne à sucre, fougères, •pelures extraites du bambou, pandanus, etc.) pour la fabrication, souvent très artistique, de chapeaux et d'objets variés (éventails, couronnes, corbeilles, etc.). C'est là une industrie locale très caractéristique qui pourrait fournir un article d'exportation, non négligeable, si le prix n'en était aussi élevé. Jusqu'à présent, les chapeaux et objets de paille tressés à Tahiti ne trouvent guère acheteurs que parmi les habitants des îles, Européens ou indigènes, et parmi les touristes de passage.
Etant données ces conditions générales de la mise en valeur des Etablissements français de l'Océanie, il est aisé de préciser la physionomie de leur commerce.
L'exportation consiste, presque exclusivement, en coprah, vanille et nacre, dont les valeurs respectives ont été, en 1902, de I 825 157 fr., pour le coprah ; de 1 197 291 fr., pour la vanille ; de 904 260 fr., pour la nacre : soit ensemble, 3 926 708 fr. , c'est-à-dire plus de 97 0/0 des exportations totales, qui se sont élevées, la même année, à 4o3i09ofr. ' Les autres articles (fruits, coton, café, etc.) n'occupent encore qu'une importance très réduite ; mais il est permis d'espérer que l'exportation de ces produits ira se développant, et même que d'autres viendront s'y joindre pour accroître les chiffres du commerce extérieur.
L'importation est caractérisée par la prédominance écrasante des produits manufacturés (tissus, broderies et vêtements: 7^0 563 fr.: ouvrages en métaux, machines et mécaniques: 262904 fr.)^; — et des objets d'alimentation (farineux alimentaires: 482T37fr. : produits et dépouilles d'animaux: 391 735 fr. ; dcnré(\s coloniales de consommation : 166 1 64 fr., boissons : 161 904 fr.). Ces chiflrcs ne sont d'ailleurs pas sur-
1. Co chiffre ne représente que les denrées el marchandises du cru de la colonie : il ne comprend pas celles qui proviennent de l'importation et qui ont été réexportées.
2. On n'a pas compris, dans ce chinVc, le numéraire (90 355 fr.), qui figure cependant, sous la même rubrique, dans les statistiques ofTicielles.
prenants dans ces archipels à peine agricoles et nullement industriels.
Dans son ensemble, le commerce des Etablissements français de rOcéanie oscille depuis ces cinq dernières années entre 7 et 8 millions de francs. Malheureusement, ce sont les pays étrangers qui en absorbent la plus grande part, comme l'indique le tableau ci-joint.
PART DES PRINCIPAUX PAVILLONS DANS LE COMMERCE GÉNÉRAL DES ÉTABLISSEMENTS FRANÇAIS DE LOCÉANIE
Imporlation.
1899 < Exporlalion*.
\ Total.
l Importalion.
1900] ExporUlion.
( Total.
[ Importation, looi { Exportation.
\ Total.
i Importalion.
Exportation.
Total.