‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 148 sur 234 · V'^'JÉ^B · texte numérisé non relu

V'^'JÉ^B

Maison d'habitation d'un colon allemand. (Papeelo.)

revivre l'idylle de Rarahu et de Loti V En tous cas, le géographe ne saurait oublier que les séductions de notre paradis océanien n'ont malheureusement attiré jusqu'à présent que des étrangers : les touristes américains, en particulier, y viennent de plus en plus nombreux, resserrant ainsi, chaque année davantage, les liens économiques qui rattachent déjà si fortement Tahiti aux Etals-Unis.

I. Festetics de Tolna, Chez les Cannibales..., p. 66. Il faut lire la description tout entière çon&acrée à Tahiti,

Situé à I 200 lieues de Tahiti, le groupe mélanésien de nos possessions océaniennes, c'est-à-dire Tarchipel de la Nouvelle- Calédonie avec ses dépendances (File des Pins, les îles Loyalty, Bélep, Huon, Chesterfield et Wallis), présente à première vue des conditions économiques plus favorables que le groupe polynésien ' .

Non seulement, en effet, la superficie totale du premier groupe est plus considérable que celle du second (plus de 20000 kilomètres carrés contre Aooo) ; mais le morcellement insulaire y est infiniment moins accentué. La (( grande terre » calédonienne couvre à elle seule, près de 17000 kilomètres carrés. De plus, sa constitution géologique variée en fait une région riche en gisements miniers ; et ainsi, à la pêche et à la culture du cocotier qui jouent un si grand rôle aux îles de la Société, viendront s'ajouter les ressources beaucoup plus importantes de l'agriculture proprement dite et de l'industrie.

Les premiers Européens qui visitèrent la Nouvelle-Calédonie vinrent y pêcher la biche de mer, pour la transporter dans les ports australiens, d'où elle était expédiée en Chine. Longtemps encore après l'occupation française, jusqu'en 1866,

I. L'ouvrage essentiel à consulter sur la Nouvelle-Calédonie est la thèse magistrale de M. A. Berkard, déjà souvent citée. L'archipel de la Nouvelle-Calédonie [Paris, 1895]. Pour le développement récent de la colonisation, il suffira de lire Jean Carol, La Nouvelle-Calédonie minière et agricole [Paris, 1900], et la Notice sur la Nouvelle-Calédonie, ses richesses, son avenir, publiée par V Union agricole calédonienne, à l'occasion de l'Exposition de 1900.

Gomme pour les Établissements français de TOcéanie, et sauf indication contraire, les renseignements statistiques sont empruntes aux documents publiés par le Ministère des Colonies.

QaO LA MISE EN VALEUR

la biche de mer fui, pour ainsi dire, le seul objet du commerce de la colonie, et comptait pour looooo fr. environ, dans ses exportations * . Ce genre de pêche a perdu beaucoup de son importance : en 1902 il a fourni à peine une valeur de 28 000 fr. pour l'exportation . Au reste, et d'une façon générale, on peut négliger les produits de la pêche en Nouvelle-Calédonie. Malgré Tabondance et la qualité des ressources de la mer dans le voisinage des côtes calédoniennes, le commerce local importe chaque année une quantité relativement considérable de poissons salés , fumés ou conservés (plus de 1 65 000 fr. en 1902). Seuls, les indigènes s'adonnent sérieusement à la pêche : sur les archipels qui dépendent de la Nouvelle-Calédonie, surtout aux Loyalty, aux Wallis, c'est même à peu près leur seule occupation comme aussi le principal élément de leur nourriture. — Les produits industriels de la pêche sont tout aussi insignifiants. Il y a quelques années, on avait cru découvrir des bancs importants d'huîtres perUères sur la côte N.-O. de l'île, mais les résultats n'ont pas répondu aux espérances de la première heure, et l'industrie nacrière en Nouvelle- Calédonie paraît aujourd'hui en pleine décadence, par suite de l'infériorité desproduits^

Par contre, l'agriculture, longtemps en détresse, a réalisé des progrès très sensibles, du moins sur la (( grande terre»; car aux Wallis % aux Loyalty, même à l'île des Pins*, la nature corallienne ou la surface très réduite du sol n'a permis, jusqu'à ce jour, que la culture du cocotier ou de quelques plantes potagères \

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