III. — La Nouvelle-Ouinée britannique
La lenteur de son développement économique ; ses ressources ; son avenir.
Les nombreuses colonies fondées par l'Angleterre en Océanie, au cours du dernier siècle, se répartissent aujourd'hui en trois groupes administratifs distincts.
1* Le plus important, comme aussi le plus ancien, est celui de la Nouvelle-Zélande, qui comprend, outre Tarchipel de ce nom, composé des îles du Nord, du Sud et Stewart, les îlots voisins des Chatham, Bounty, Antipodes, Campbell, Auckland ; les îles Kermadec ; et enfin les îles Cook ou Hervey.
3* Puis vient le groupe des Fiji, dont le gouverneur, investi
25^ La mise en VALÉUà
des pouvoirs de « haut commissaire dans le Pacifique occidental », étend aussi son influence sur une multitude d'Iles et d'archipels occupés ou protégés par l'Angleterre, qui ne font point partie du groupe précédent ou du suivant.
3** Enfin, le groupe de la Nouvelle-Guinée britannique comprend, avec les petits archipels voisins de la Louisiade et d'Entrecasleaux, la partie sud-est de la grande île dont l'Allemagne et la Hollande se partagent le reste.
Protégées par leur insularité même contre les longues et brûlantes sécheresses, si fréquentes en Australie, par exemple; favorisées au contraire par un climat très varié, sans extrêmes, avec des pluies abondantes ; dotées enfin d'une forte proportion de terres riches, les deux grandes îles ^ qui constituent l'archipel de la Nouvelle-Zélande sont des régions essentiellement agricoles. Les terrains improductifs y sont relativement peu étendus. On les évalue à 3oo ooo acres* dans l'île du Nord, et à 9000000 dans l'île du Sud, c'est-à-dire à peu près à 1,4 "/o et à 2/4 **/o de la superficie respective de ces deux îles '. Ces terrains sont absolument impropres à toute culture et à tout élevage. En dehors de ces régions stériles, le sol se partage, à peu près également, en pâturages, terres culti-
I. On peut négliger la petite Ile Stcwart, qui mesure seulement 728 kilomètres carrés environ et ne compte pas 3oo habitants. Elle n'est guère fréquentée que par des touristes, attirés par la beauté do ses baies et de ses sounds. Voir, sur t'ile Stewart, The New Zealand Officiai Year-Book, igoS, p. i3 et 36o.
Pour la Nouvelle-Zélande proprement dite, les meilleurs ou>Tages à consulter, outre ceux de Reeves, de Sf^cuR et de Siegfried, déjà cités, sont Lendenfeld, Neuseeland [Berlin, 1900] ; De Courte, La Nouvelle-Zélande [Paris, 1904] et surtout la publication annuelle The New Zealand Officiai Year-Book [Wellington].
a. L*acre vaut un peu moins de /|0 ares et demi.