LÉGENDE
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D'après la carie el les données du .Vc»' Zealand OJJirud Ycar-Book, iqoS.
La mise en valeuA
vables et forêts ; mais jusqu'à présent, ce sont les pâturages qui constituent la principale richesse du pays : on y élève surtout des moutons, du gros bétail et des chevaux.
L'élevage du mouton, introduit par les premiers colons, n'a cessé, depuis l'occupation, de s'étendre avec rapidité. Evalué à
Paysage néo-zélandais.
Au premier plan, à gauche, des moutons, une des principales ressources du pays.
233 OOG environ en i85i, le nombre total des moutons dépasse aujourd'hui 25oooooo\ Les 9/10 de cette population ovine se trouvent répartis dans les provinces de Canterbury, Wellington, Olago, Hawke's Bay, Auckland ^ Le nombre des troupeaux a plus que doublé, depuis i5 ans; mais l'augmentation a porté presque uniquement sur les petits troupeaux de moins
I. Sauf indication contraire, tous les renseignements qui suivent sur Télevage ont été empruntés au Neiv Zeahnd Officiai Year-Dook, ic)o3, p. 889-398 et 598- 6o3.
3. Canterbury (434 1 54a), Wellington (4a2a5io), Otago (3965342), Hawke's Bay (3 292 659), Auckland (2 2 18 344).
de 5 000 têtes. Le nombre des grands troupeaux s*est à peine accru, ou même a uno tendance très visible à diminuer \ Seuls, les propriétaires de petits troupeaux, en effet, peuvent lutter efficacement contre les lapins, dont la prodigieuse multiplication a causé, sur bien des points, la destruction complète des herbages. Heureusement ce a fléau des lapins » est aujourd'hui en voie de disparition ^
L'élevage du mouton en Nouvelle-Zélande s'est développé d'autant plus vite que le pays convient parfaitement aux races les plus divei*ses. On y trouve le mérinos à laine fine sur les pentes sauvages des montagnes, jusqu'à la limite inférieure des neiges, ou dans les régions de plaines les plus arides, où il se rencontre avec les « leicester » et les « southdown » ; ailleurs, dans les terrains riches et bien arrosés, on élève le type plus fort des (( lincoln», sans parler d'un grand nombre de races croisées, toutes plus ou moins métissées de mérinos. Grâce à la richesse des pâturages et à l'humidité du climat, les moutons néo-zélandais, surtout les races croisées, donnent une laine qui est à la fois d'une finesse, d'une force et d'une élasticité remarquables, de sorte que, de bonne heure, la Nouvelle- Zélande a pris rang parmi les premiers pays producteurs de laine. La production s'accroît régulièrement, presque sans interruption ni reculs: de 98 355 83 1 livres anglaises ^ en 1888, elle s'est élevée à 169 855 875 en 1902*. — Depuis une vingtaine d'années, on ne se préoccupe pas seulement d'élever le mouton pour sa laine, on cherche à obtenir les types qui offrent à la fois la meilleure laine et la meilleure viande ; et ainsi a pris
1. Ainsi, en 1896, on comptait 9 1/49 troupeaux, dont 8 49a àe moins de 5 000 têtes et 396 de plus de 10 000; en 1901, on en comptait i83Go, dont 17 630 de moins de 5 000 tètes et 327 seulement de plus de loooo.
2. De Ségur, op. cit. y p. 86-87. La meilleure preuve de la disparition du fléau se trouve dans la diminution considérable de l'exportation des peaux de lapin. Voir les chiffres du New Zealand Officiai Year-Book, 1903, p. 337.