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il 353 ^16
* En réalité, on dsBse suBsi sous celte rubrique des alcools qui n'entrent jamais dans VtXimentation (esprit de vin, etc...).
*** On ne comprend pas dans ces chiffres l'importation du numéraire.
Comparées à celles des quatre années précédentes, les importations de 1902 marquent un recul, après une progression
i. D'après le New Zealand Officiai YearBook, 1908, p. a93-4-
continue. Ce recul est surtout sensible dans le groupe métallurgique, par suite d'un ralentissement momentané dans la construction des chemins de fer\ et dans le groupe alimentaire, notamment en ce qui concerne le sucre et les fruits. Pour les autres articles, en particulier pour le groupe textile, Tim. portation n'a cessé d'augmenter.
Inversement, les exportations montrent la place prépondérante occupée par les produits agricoles, évalués en 1902 à près de 80 7© du total. Ceux qui sont dérivés de l'élevage ont une importance capitale, qui dépasse de beaucoup celle des produits plus spécialement dérivés de la culture et de l'exploitation des forêts. Ceux-ci ne viennent même qu'après les produits de mines parmi lesquels l'or occupe la première place*.
TABLEAU DES PRINCIPALES EXPORTATIONS DE NOUVELLE-ZÉLANDE 3 (EN LIVRES STERLING).
Laine
Or
ViaMDES GELÊ18. . .
Beurre et fromage.
Céréales
4 7^9 ^96 1 439 603 3 133 881 96973, 1 o34oi4
3 699 io3 1 753 784 3 353 363
Exportations totales* . . .
• Les exportations de numéraire ne sont pas comprises dans ces cliiATres.
I. Sur la diminution des constructions de chemins de fer, voir in New Zealand Officiai Year-Book, 1903, p. 353, les chiffres comparés de l'étendue des réseaux en 1900, 1901 et 1903.
a. Voici, en effet, les chiffres de 1903 (^Sew Zeatatid Officiai Year-Book, 1903, p. 319). Sur un commerce total d'exportation de 13498599 livres sterling, Télevage a fourni 88o4868 livres sterling ; les mines, 3i833ii ; l'agriculture, I o45 986 ; les forêts, 670 963.
3. Les éléments de ce tableau sont pris au New Zealand Officiai Year-Book, 1903, p. 333 et aux tableaux statistiques annexes placés à la fin du même volume
27G LA MISE EN VALEUR
La comparaison des dernières années montre plus de variation et d'irrégularité dans la courbe des exportations que dans celle des importations. Si certains produits, comme Tor, les viandes gelées, le beurre et le fromage, accusent une progression régulière, d'autres, comme les céréales, subissent de très grandes oscillations, dues le plus souvent à Taccroissement ou à la diminution brusques des surfaces en culture. La production de la laine, elle-même, principal élément de l'exportation néo- 7élandaise, a varié sensiblement depuis 5 ans, aussi bien sous le rapport de la quantité, que pour la valeur.
Le seul moyen pour les éleveurs néo-zélandais d'augmenter le chiffre de leur exportation en laines, viandes gelées, beurres et fromages, et de lutter aussi avec succès contre la concurrence de pays plus favorisés — comme la République Argentine, par exemple, qui produit non seulement plus de laine qu'aucun autre pays du monde, mais qui, plus rapprochée des grands marchés européens, commence déjà à les approvisionner de ses viandes et de ses beurres, — c'est d'apporter le plus grand soin à la préparation de leurs produits.
Outre le développement de la petite culture et du petit élevage intensifs, qui ont le double avantage, à la fois, de s'adapter admirablement aux conditions géographiques du pays et de déterminer un maximum de rendement, l'introduction de reproducteurs de choix, la surveillance sanitaire des troupeaux, le perfectionnement incessant des procédés de fabrication, la diffusion de l'enseignement technique, le contrôle minutieux de la qualité des produits par un corps d'agents spéciahstes et brevetés, tels sont quelques-uns des excellents moyens mis en (vuvre par le gouvernement néo-zélandais pour assurer raccroissement constant des ressources de la colonie*.
(irâce à ces efforts l'importance du commerce général n'a
I. Sur l'inlcrvention do TÉtat dans la production, voir Métin, Le soeiaOsme sans doctrines (La question agraire et la question ouvrihre en Australie et en A'ouiW/e- Zclamley 'Paris, 1901], p 23o cl sq.
LES GOLO?iIE3 ANGLAISES
cessé de croître d'une façon continue depuis 1886, sauf quelques fléchissements à peine sensibles en 1887, 1891, 'iSgS et 1896 : il a presque doublé en moins de 20 ans. De plus, les importations, jusque-là supérieures, sont devenues inférieures aux exportations, suivant un écart qui atteint parfois plus de 3 5ooooo livres sterling \ C'est avec l'Angleterre que les échanges commerciaux sont le plus considérables ; les colonies australiennes et les Etats-Unis viennent ensuite, aux deuxième et troisième rangs, ainsi que le montrent les chiffres du tableau ci-après (livres sterling) :
impoutatiou
EXPOaTATlOII
couMeace GKMéaAL 1
« ^ / l'Angleterre. . .
•** 53 1 les colonies aus- ? *? ë ) tralicnnes. . .
9 2Qb 375
16 181 aci6
i6 3oa 100
I 979 3ao
ôi {
ToTAt'l 6R5ÉakOX *
II tSi7gi5
1 1 Saf) 7a3
ia88i ^2^
• Ces totaux comprennent les impo
rtatioas ou exportations do numéraire.
L'extension progressive de ce commerce et la part respective de chaque pavillon sont dues au développement des voies de commu nication .
A vrai dire, ni les routes ni les chemins de fer ne sont très nombreux*. Dans l'île du Nord, une voie ferrée relie les deux grands centres d'Auckland, capitale commerciale, et de Wellington, capitale administrative ; et un service de roules parlant de
I. Voir, pour plus de dctails, les lahlcan\ du \rir Zealand Ofjir'ml Ycar-Hook, 1908, p 343
a. Sur les chemins de fer néo zélandais, voir ^ew Zealand Officiai Year-Book^ 1894, p. 377 et sq. ; iSgô, p. 379 et sq., et 1903, p. 353 et sq.
278 LA MISE Eîf VALEUR
la côte facilite aux touristes l'accès de la région centrale, si pittoresque avec ses cônes éruptifs, ses geysers, ses sources d'eau chaude et ses lacs volcaniques. — Dans Tîle du Sud, plus montagneuse, le réseau est moins serré : les mailles, assez rapprochées dans la région sud-orientale, de Ghristchurch à Invercargill, s'écartent au fur et à mesure qu'on se rapproche de la chaîne alpine. Une seule grande route transversale relie la côte est à la côte ouest, entre Ghristchurch et Hokitika par Bealey.
Les relations entre les différentes parties de Tarchipel sont surtout maritimes : cela, du reste, est assez naturel dans ces îles longues, étroites et rocheuses, pourvues, par suite, d'un développement décotes considérable et de nombreux ports bien abrités ; plus de 21 000 navires, jaugeant environ 83ooooo tonnes (dont 1 7 000 vapeurs jaugeant 8 000 000 tonnes), font annuellement le cabotage autour des côtes ^
Avec l'extérieur, les communications sont assurées par une série de Compagnies de navigation, anglaises ou américaines, dont les plus importantes sont : la New Zealand Shipping Company (de Londres à Wellington vid le Cap à l'aller, et Rio de Janeiro au retour) ; la Shaiv Snvill and Albion Company (de Gravesend à Wellington, par le même itinéraire que la précédente) ; ÏUnion Steamship Company of Neio Zealand (dont les diverses lignes relient Auckland à Sydney, aux Fiji, aux Tonga, aux Samoa, à Tahiti et même à San Francisco)* ; YAustralasian United Steam Navigation Company (d'Auckland à Sydney et aux Fiji); ÏOceanic Steamship Com/><my (d'Auckland à San Francisco vid Pago-Pago et Honolulu) '*. — Enfin la Nouvelle-Zélande est reliée par une ligne Auckland-île Norfolk,