Fijiy Report Jor 190a .., p. ao
300 LA MISE E!« VALEUR
les immigrants viennent aux Fiji pour loans ; les 3 premières années, ils travaillent au compte de Tengagiste auquel ils sont liés par contrat ; les 5 autres années, ils sont 4ibres et travaillent où il leur plaît. Au bout des loans, ils ont droit, sils veulent retourner dans Tlnde, à leur passage gratuit pour eux et leur famille. Outre les Indiens, les planteurs européens emploient des Polynésiens, venus surtout des Nouvelles-Hébrides et des Salomon, et qu'ils préfèrent aux Indiens, sinon pour les plantations de sucre, du moins pour la culture du bananier et du cocotier: à la fin de 190a, on évaluait -à 1886 le chiffre de cette population polynésienne * .
L'emploi de cette main-d'œuvre étrangère, très habilement dirigée, d'ailleurs, par une poignée de colonisateurs, a conduit Tarchipel des Fiji à une situation actuelle très florissante : sa prospérité s'affirme chaque année davantage par l'accroissement régulier des revenus et leur excédent permanentsurlesdépenses''.
Au point de vue administratif, on rattache aux Fiji, outre la petite île de Rotumah' qui leur a été annexée en 1880, une multitude de petits archipels mélanésiens ou polynésiens, simplement protégés par l'Angleterre, mais qu'elle a placés sous la surveillance du gouverneur des Fiji, nommé haut commissaire de Sa Majeslédans le Pacifique occidentale De tous ces archipels, deux seulement méritent d'être retenus : les Tonga et les Salomon.
Placées, depuis la fin de 1899, sous le protectorat anglais, les Tonga comprennent trois petits groupes d'Iles, Tonga, Haapai et Vavau, dont la surface couvre à peine i 1 87 kilomètres carrés, et dont la population ne dépasse pas 26000 habitants \ —
I. Fiji, Report for 1902 .... p. 18. Les contrats passés avec les Polynésiens no durent en général que 3 ans (Gol(juou>-, op. cit., p. 175).
a. Fiji, Report for 190a..., p. 6.
3. Sur cette ile, cf. W. Allen, Rotumah and the Rotumans, in Auslralasian Associa (ion for afivancement of Science, VI (iSgS), p. 669-576, avec une carte.
/i. Supra p. 192.
5. SuPAN, art. cité (Ergânzungslieft, i35, z\x'Petermanns Mitteilungen), p. 94.
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Toute lactivité économique se réduit à la préparation et à l'exportation du coprah et des fruits verts. — En échange de ces produits, la colonie reçoit par les navires de YUnion Steamship Company of New Zealand des tissus et des objets d'alimentation (farines, viandes, boissons).
IIaiiakk (Tonga-Tabou).
(Extrait de Les Missions françaises au xix« sibcle^ t. IV, Occanie [A. Colin, édit.].)
Le commerce est exclusivement aux mains de la Nouvelle-Galles du Sud et de la Nouvelle-Zélande, dont les importations aux Tonga se sont élevées, en 1901, à une valeur de 64079 livres sterling, sur une valeur totale de 6/1259 livres sterling*.
Beaucoup plus étendues (38900 kilomètres carrés) et beau-