C. Whitney, op. cil., p
4- liawaiian Annual (i90-4)i p. 35 et 55. Ces chiffres représentent seulement les importations des États-Unis; mais ils se rapprochent sensiblement du total. 5. Ibid.. p. 55,
LES COLONIES AMERICAI?iES
duits agricoles : toutes les usines appartiennent à des planteurs V La petite industrie, inséparable des agglomérations urbaines, se trouve uniquement concentrée à Honolulu, qui est, du reste, la seule ville importante de rarchipel.
Vu de la haute mer, Ilonolulu présente un très joli panorama.
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Pl.AGK DE WaIKIKI.
Au fond, le promontoire de Diamond llead.
Au delà de la ceinture de récifs entourant Tile d'Oahu et à travers laquelle un chenal permet d'atteindre la rade', on aperçoit d'abord, dès qu'on a franchi le promontoire de Diamant (Diamond
HoNOI.ULU.
Au second plan à gauche, le Punch-bowi
Head , la plage de Waikiki avec ses villas, son parc et ses arbres centenaires. Derrière la plage, perdue au milieu d'une végétation resplendissante toute Tannée, la ville s'étale au pied d'un ancien
i. Ites Hawaii (Rapports commerciaux des agents consulaires français, 1908, ri°2 2a), p. i5.
3l8 LA MISE EN VALEUR
volcan qui doit son nom de Punchbowl (bol à punch) à la forme spéciale de son cratère.
Une fois débarqué, on est frappé de Taspect tout moderne et du caractère américain de la ville. Près du quai et des entrepôts, c'est le « quartier des affaires )), avec quatre ou cinq rues commerçantes où les boutiques et les bureaux se pressent autour des banques, de la poste et de la maison de police. Plus loin, de longues avenues parallèles à la mer, ou se dirigeant vers la montagne, conduisent aux résidences privées qui ne sont, le plus souvent, que de simples chalets de bois à un seul étage, avec de larges vérandas, et dont les formes bizarres sont presque toujours cachées sous des fleurs et des plantes grimpantes. Partout des pelouses d'un vert riche, au milieu desquelles « les maisons, très éloignées les unes des autres, semblent autant de cabanes rustiques semées dans un parc immense \ »
Honolulu renferme un peu plus du quart de la population globale de Tarchipel (SgGoS habitants sur i5/iooo, en 1900)'. Point de croisement de toutes les voies qui sillonnent le Pacifique nord, la ville présente, naturellement, en outre, un extraordinaire mélange de races. On s'en aperçoit très vite à la multiplicité des langues, dont les caractères variés se lisent sur les enseignes et sur les affiches. Certains avis administratifs, en particulier ceux qui sont relatifs au paiement des impôts et doivent être par conséquent compris par tout le monde, sont rédigés en cinq langues : Thawaïen, Tanglais, le portugais, le chinois et le japonais \
Dans le reste de l'archipel, la population vit par petites agglomérations de quelques milliers d'habitants réunis autour des principaux centres de culture de canne à sucre. Les plus grandes de ces agglomérations sont, dans Vïie d'Hawaii, Hilo, qui,
I. Sauvin, op. cit., p. 7O-77 ; C. Whitnfv. op. cit., p. 3a et sq. a. Ce sont les chiflres du Census de 1900. On les trouvera in Hawaiian Annual (igo^), p. 18, avec les chiffres comparés de 1896.
3. P. Leroy-Beaulieu, Les nouvelles sociétés anglo-saxonnes [Paris, 1897], p. 3.
Fort Street.
(Honolulu.)
C'est la rue la plus a commerçante n.
Le Palais du Gouvfrnkmf.nt.
(Honolulu.) Anciennement Palais royal.
Dans le fond, noyées dans la verdure, les habitations privées, loin de Fort Street et du a quartier des affaires )>.
320 LA MISE EN VALEUR
malgré sa population de près de 20000 habitants, « est à Honolulu ce qu'Asnières est à Paris »*; et Hamakua (6919); — dans Tîle de Maui, Wailuku (7 953) et Makawao (7286); — dans nie d'Oahu, Ewa (près de 10 000) ; — dans Tîle de Kauai, Waimea (5714). La plupart de ces agglomérations sont isolées les unes des autres. Les voies de communication sont peu nombreuses et se réduisent à des tronçons de routes ; il n'existe de chemins de fer que sur la côte sud d'Oahu (d'Honolulu à Waimea), sur la côte nord de Maui (de Kahului à Paia) et sur la côte nord-ouest d'Hawaii.
Ainsi, Honolulu résume à la fois toute la civilisation, toute la richesse, toute la prospérité de l'archipel hawaïen. C'est dans son port — déjà trop petit et qui sera sans doute un jour transféré dans la vaste baie de la Perle, à 7 milles à TOuest", — que se concentrent toutes les productions de la colonie. De petits services maritimes mettent Honolulu en communication régulière avec les autres îles'; et depuis le début de 1901, on a même établi entre Oahu, Molokai, Lanai, Maui et Hawaii, la télégraphie sans fil*. C'est également à Honolulu qu'arrivent toutes les marchandises importées du dehors. De là elles sont expédiées sur les autres centres, par l'intermédiaire des grandes maisons de commerce d'Honolulu, qui se chargent de toutes les transactions commerciales dont l'archipel peut être le théâtre.
Le commerce extérieur des îles Hawaii, qui se chiffre actuellement par plus de 4o millions de dollars, est d'autant plus considérable que l'on exporte presque tous les produits bruts du pays et quon importe la plupart des objets fabriqués ou les produits alimentaires nécessaires aux besoins locaux.
I. Sauvin, op. cit., p. 321. Sur l'insigniGancc des agglomérations humaines aux Hawaii, on dehors d'Hilo et d'Honolulu. lire la relation pittoresque d'un voyage d'Oaliu à Hawaii» in G. Whitney, op. cit., p. 7o-io5.
a. Ibid., p. 36.