Supra, p. Sa
2. D. Bkllet, La valeur économique des Samoa, in Annales de Gêo<jraphie, i8«)f), p. 370.
Part, df. i.'Océame.
338 LA MISE EN VALEUR
Allemands aient pu obtenir des Samoans, c'est la construction de quelques tronçons de bonnes routes*.
Pour remplacer les Samoans, trop paresseux ou travailleurs intermittents, on a eu recours aux Canaques des Salomon, de l'archipel Bismarck, des Nouvelles-Hébrides, des Gilbert et de la Nouvelle-Guinée ; mais leur nombre est insuffisant, et tout récemment on a commencé l'introduction de coolies chinois. Chacun d'eux revient àTengagiste, y compris sa nourriture et son voyage aller et retour, à une soixantaine de francs par mois. Les engagements ont une durée de trois ans , à l'expiration desquels le Chinois peut retourner dans son pays, ou se rengager; mais jamais il n'est autorisé à rester dans le pays comme travailleur libre. Jusqu'à présent celte main-d'œuvre paraît très satisfaisante \
La population blanche qui dirige ces travailleurs étrangers ou indigènes est très faible. Les dernières statistiques (1902) l'évaluaient à 3 /| 7 personnes, presque toutes établies à Upolu^, et en grande majorité d'origine allemande*. La plupart s'occupent de cultures, soit pour leur compte personnel, soit pour le compte de Sociétés de colonisation. Les principales de ces Sociétés sont: la Société allemande de commerce et de plantations des lies du Pacifique \ qui fait surtout du coprah et dont les stations les plus importantes sont Mulifanua® à l'extrémité occidentale d'Upolu, Vailele et Vaitele, aux environs d'Apia,
1. Wkgener, op. cit., p. 53. Les chefs indigèDes qui surveilleDt la construclion de ces routes reçoivent d'ordinaire comme cadeau une voilure dont la candeur est proportionnée à la longueur du tronçon construit.