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LES COLONIES ALLEMANDES Si']
cours du Ramu\ la Compagnie obtenait, à titre de privilège spécial et sous certaines conditions, le droit exclusif d'exploiter les métaux précieux et les combustibles du bassin du Ramu*.
Cette transformation radicale de la Compagnie de la Nouvelle-Guinée est de date trop récente encore pour qu'il soit possible d'en apprécier justement les résultats économiques. Il suffit de noter que, de toutes les cultures tentées jusqu'à présent, c'est celle du cocotier qui est la plus prospère, quoique peu lucrative, les arbres ne rapportant quelque profit qu'au bout de sept ou huit ans. On évalue à 70 000 environ le nombre de cocotiers plantés à Stephansort et dans les stations voisines de l'embouchure du Gogol. On en compte respectivement 1 8 000 et 7 000 dans la région de Friedrich-Wilhelmshafen et dans celle de Seleo. En 1899-1900 l'exportation du coprah a atteint le chiffre de 65 000 marks.
Par suite de la concurrence, on a dû renoncer définitivement (1901) à la culture du tabac. Le colon a donné de meilleurs résultats. Les espèces cultivées produisent un fil long et régulier, de très bonne qualité ; mais les tâtonnements dans le choix des terrains convenables ont retardé considérablement les progrès de cette culture. Aujourd'hui, elle se trouve presque entièrement localisée à Stephansort (820 hectares sur 5oo). Le coton récolté est porté, de là, à Herbertshohe, où une usine a été établie pour le séchage et le nettoyage. En 1899-1900, la Terre de l'Empereur Guillaume a exporté pour 19300 marks de coton .
A côté des plantations de cocotier et de coton, on rencontre aussi, surtout dans la baie de l'Astrolabe, du café (3o 000