INTRODUCTION
suivant le plan des ouvrages de Reclus, de Wallace ou de Sievers, qui sont, en France, en Angleterre et en Allemagne, les meilleurs ouvrages généraux sur TOcéanie. On a essayé plutôt — pour employer une expression fort à la mode depuis quelques années — de faire une étude d'économie coloniale, c'est-à-dire de mettre en relief un grand fait historique : l'expansion des nations modernes en Océanie ; et une série de faits économiques : les résultats matériels de cette expansion coloniale*.
Sans doute, l'économie coloniale ne se conçoit pas sans la géographie pour base ; et c'est pourquoi la Première Partie de cette étude est relative aux Conditions géographiques de la vie humaine en Océanie. Mais on n'a systématiquement retenu que les faits géographiques intéressant directement la vie économique actuelle des archipels océaniens. — La Seconde Partie est consacrée au Partage politique, dont l'histoire, pourtant si curieuse, n'a fait encore, en France, l'objet d'aucun travail d'ensemble. On s'est efforcé de caractériser aussi nettement que possible les différents chapitres de celle histoire : c'est d'abord la longue période des voyages de découvertes, pendant laquelle successivement Espagnols ou Hollandais, Anglais ou Français explorent en tous sens l'Océan Pacifique, ceux-là poussés surtout par des désirs mercantiles, ceux ci inspirés plutôt par des préoccupations scientifiques ou humanilaires. Puis, arrivent les missionnaires, conlinuateurs des traditions généreuses des navigateurs philosophes. Malheureusement, leurs rivalités confessionnelles suscilent bientôt des conflits : les puissances interviennent, et voilà l'ère des compétitions internationales ouverte. — Mais il ne suffit pas d'occuper des territoires, d'avoir des droits acquis et incontestables à leur possession : il faut savoir encore les exploiter utilement. Aussi la Troisième Partie est-elle consacrée à l'élude de la Mise en valeur des établissements fondés en Océanie par la France, l'Angleterre, les États Unis et l'Allemagne.
Le texte est accompagné d'un certain nombre de cartes et de photographies. Les cartes, destinées seulement à préciser la situation respective des différents archipels et à marquer les relations des uns avec les autres, ne sont que des croquis qui ne doivent nullement dispenser de consulter les travaux cartographiques spéciaux. Quant aux
I. Sur le principe même et sur la méthode de ce nouAeau genre d'études d'économie coloniale, lire H. Hauser. Études d'économie coloniale. Colonies allemandes impériales cl spontanées (Paris, 1900], Avant- propos, p. vu.