Ibid., III, p. 3 et sq
phie, leur donne le nom de Nouvelles-Hébrides*; puis, poursuivant sa route vers le S.-O. , il découvre la Nouvelle-Calédonie*. 11 renouvelle encore ses tentatives dans la direction du mystérieux continent austral ; mais une troisième fois les glaces l'arrêtent et il renonce définitivement à son projet. Les résultats de ce second voyage, corroborant ceux du premier, prouvaient du moins d'une façon irréfutable l'inexistence d'un continent austral entre Téquateur et le 60* degré : à Thypothèse du continent austral siïccède alors l'hypothèse d'un continent antarctique'.
Cook fit un troisième et dernier voyage dans l'Océan Pacifique. Parti de Plymouth le 12 juillet 1776 avec la Résolution et la Découverte^ il passe par le Cap et la Nouvelle-Zélande, traverse le Pacifique du S.-O. au N.-E., en s'arrêtant aux îles des Amis * et aux îles de la Société ^ où il trouve encore le moyen d'enrichir ses travaux antérieurs, déjà si remarquables, de nombreuses et précieuses observations. De Tahiti, il met le cap au Nord et arrive devant les deux premières îles d'un groupe important entrevu par les Espagnols au xvf siècle et qu'il nomme les îles Sandwich (Hawaii)®. Reçu d'abord comme un dieu par les indigènes, qu'il est tout surpris d'entendre parler la même langue que ceux des îles de la Société, malgré une distance de plus de 4o degrés, il s'arrête une quinzaine de jours dans l'archipel et en repart le 5 février 1778, se dirigeant vers la côte N.-O. de l'Amérique. Il revient hiverner aux Hawaii, au bout d'un an ; et c'est pendant cette seconde escale qu'il tombe frappé à mort par un indigène, le i4 février 1779, au miUeu d'un conflit qu'il n'avait pas réussi à apaiser.
Avec un sentiment d'orgueil que l'importance de ses travaux rendait quelque peu légitime, Cook disait volontiers qu'il n'avait