Le P. Piolet, op. cit., IV, p
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mais sa nature passionnée lui fit apporter dans Texécution de son programme tant d'ardeur et même tant de fanatisme \ qu'elle souleva un mécontentement général', à lafaveur duquel l'Angleterre, puis la France, s'immiscèrent dans les affaires du pays.
L'Angleterre, que de très anciennes relations unissaient aux îles Hawaii', intervint la première; aussi bien, elle avait à Honolulu un consul très actif, Charlton, qui ne négligeait aucune occasion d'opposer l'influence anglaise à celle des missionnaires américains*. C'est ainsi qu'en i835, il place officiel lement sous sa protection un missionnaire catholique irlandais, récemment arrivé dansl'archipeP. L'année suivante, un navire de guerre anglais, commandé par lord Edward Russell, vient négocier avec Kamehameha III un traité garantissant la protection des sujets anglais dans leurs personnes et dans leurs biens (i6 novembre i836)*.
Puis ce fut le tour de la France. Les missionnaires catholiques chassés une première fois étaient revenus en iSSy. Expulsés de nouveau^ ils ne purent remettre le pied sur le territoire hawaïen qu'à Tarrivce du capitaine de vaisseau Dupetit-Thouars, commandant la Vénus. Le 2 4 juillet 1887, celui-ci signait une convention, aux termes de laquelle les Français pouvaient « aller et venir librement dans tous les
1. On trouvera in dk Varig.ny, Quatorze ans..., p. 53 et »q., de nombreux et intéressants détails sur le caractère violent de Kaahumanu et sur ses tentatives de relèvement moral dans l'archipel hawaïen.
a. Ibid., op. cit., p. 62 et sq.