‹ Le partage de l'OcéanieChapitre 77 sur 234 · De Glercq, op. cit., IV, p. 38o · texte numérisé non relu

De Glercq, op. cit., IV, p. 38o

l38 LE PARTAGE POLITIQUE

étrangers, de (( toutes les dévastations, toutes les calamités )), qui en seraient « les malheureux mais nécessaires résultats*. »

Deux jours après, le 12 juillet 1889, le traité était conclu exactement dans les termes proposés par Laplace '; le 17 juillet, Kamehameha signait avec le commandant de ÏAriémise une seconde convention, destinée plus particulièrement à sauvegarder les intérêts matériels des Français établis dans les îles Hawaii'; et peu après, dès i84o, une cathédrale catholique s'élevait à Honolulu *.

La même année, à l'autre extrémité de TOcéan Pacifique, l'Angleterre, devançant de peu de temps la France, prenait possession de la Nouvelle-Zélande. Découverte par Tasman en 1642, puis oubliée pendant plus de cent ans, jusqu'à Cook, la Nouvelle-Zélande n'avait été visitée jusque-là que par des aventuriers en quête d'un refuge contre les lois de leur pays', par des pêcheurs de baleine* ou par des missionnaires". L'effort combiné, inconscient sans doute, des uns et des autres avait amené peu à peu rétablissement de relations commerciales assez régulières avec Sydney * ; et de bonne heure une partie de l'opinion publique anglaise et surtout australienne demanda que la Grande-Bretagne prît possession de l'archipel.

Dès 1825, se formait en Angleterre une Compagnie anglaise

Page 1