LE PARI III
vêtemeni collant sur les Bancs ei dessinant les formes dans toute La plénitude de leur modelé, La déesse s'avance avec le magnifique dan d'une Niké prenanl son vol; véritable morceau d'élite, où l'on admire à la f < >i ^ la robuste vigueur de la conception, et la souplesse de l'exécution (PL 18).
Une femme assise tenant de chaque bras un enfant, une femme demi-couchée sur les genoux de Laquelle est assis un jeune garçon, une troisième femme assise, puis une Lacune, voilà ce que montre, à la suite du char de Poséidon, le dessin auquel nous allons encore recourir. De ce groupe, il ne subsiste que le l>as du corps de la première femme avec le torse de l'enfant place à gauche (1) (Fig. 64). Nous ne saurions ici discuter les nombreuses hypothèses proposées pour L'identification. Il en est une au moins qui parait s'imposer. Si le groupe symétrique de L'aile gauche représente la famille de Cécrops, Le rythme de la composition appelle naturellement dans l'aile droite un sujet de même nature. Et lequel, sinon la famille d'un autre roi Légendaire de L' Attaque, Erechthée, dont le culte était associé à celui de Poséidon dans une des divisions de l'Erechtheion ? Les trois femmes seraient les filles d'Erechthée, Orithyie avec ses deux enfants, Creusa tenant sur ses genoux son lils [on, et une troisième Erechthéide (2).
Restent les deux figures de L'angle droit, un homme nu. accroupi sur le sol, les jambes repliées, consen é au musée de l'Acropole, et une femme demi-couchée dont il ne subsiste que la partie inférieure, encore en place au Parthénon (3).
10 Tht Sculptures of tht Parthénon, pi. o. fig. I. Le t'>rv de l'enfant a été identifié |>;ir le sculpteur Schwerzek. Cf. Journal of Hellenic Studies, XIII, 1893-1893, pi. Y. p. ss.
1:1 Fini w 1 m.i .1 11. Meisterwerhe, p. : p : Murray, Tht Sculpture* of tht Parthénon, p. 22. Cf. Studniczka, Neut Jahrbûcher fur klass. Altertum, XXIX. 191s, p. : tg-a5o.
(.ii A. -11. smiih. Tht Sculptures of tht Parthénon, pi. 9, fig. -. <i pi. 1-; Guide, il» y<\ \'\V.
Si, suivant la théorie que nous avons rappelée plus haut, on admet la présence de divinités fluviales déterminant le lieu de la scène, on est conduit à reconnaître ici l'Ilissos et la nymphe de la fontaine Callirhoé. Nous inclinerions à y voir
Fig. 64. — Fronton ouest. 1'. Q. Érechthéide (?) (British Muséum).
plutôt un groupe de héros attiques, personnifiant l'ancienne population du pays, sans qu'aucun indice certain nous permette de proposer des noms (1).
Aussi bien, ces problèmes d'identification restent matière
(i) Furtwa?ngler a suggéré les. noms de Boutés, (ils de Pandion, et de sa femme Zenxippe (Meisterwerke, p. a4i).
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LE PAR IHl \<> \
à exégèse érudite. Lorsqu'on examine dans la s;illc du British Muséum, où ils oni trouvé un asile, ces marbres glorieux et rayonnant de la plus pure beauté malgré leurs blessures, d'autres questions se posent, et le champ des réflexions s'ouvre à l'infini. Nous semons, qu'arrachés de leur cadre, ils ne se présentent plus à nos regards sons l'angle de vision
. — l'.iriic gauche «lu Fronton orienta] du Parthenon. D'apret det moulages. (Mtuée du Cinquantenaire .1 Bruxelles.)
qui leur donnait toute leur valeur. Pour se donner l'illusion de les voir en place, il faul se reporter à la restitution faite au musée du Cinquantenaire à Bruxelles, où, par nue heureuse tentative, les moulages des statues du fronton oriental ont été places dans leur cadre architectural, à la hauteur que les originaux occupaient au Parthénon (i) (Fig. 65-66). Nous
(1) J. Di Mot, Bulletin des musées royaux, janvier 1906. CF. Furtw kngler, J sina,
1, fig. 166 J.7.