LES FAUTES DES VAIXQUEIRS
M. Cauchois Lemaire faisait la pari trop belle à la monarchie. L'œuvre élail moins simple et plus difficile qu'il ne lui convenait de le supposer. Toutefois le prestige du succès militaire et politique remporté par la droite, l'écrasemenl de l'ancienne
' l'n autre écrivain do la mcnie école, M. de Vaulabelle, a fait un tableau analogue de la situation : a Peu de souverains, dit-il, ont pris possession du trône dans des circonstances plus favorables que celles dont l'avénemeiit de Charles X se trouvait entouré. IjCS difficultés, créées au gouvernement de son frère par les deux invasions et par l'occupation étrangère, avaient disparu; les conspirations et les tentatives de soulèvement organisées parles adversaires de sa race, complètement dissoutes ou comprimées, ne lui laissaient plus que le bénéfice de la clémence; l'armée, ralliée au drapeau blanc par la campagne d'Espagne, était fidèle et dévouée; les partis, renonçant à la lutte active, avaient pour ainsi dire désarmé; l'opposition parlementaire elle-même n'existait plus... La situation du royaume, à l'intérieur comme au dehors, annonçait au nouveau monarque un règne calme et prospère, et la cause de la Restauration semblait déOnitivement gagnée. •