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INTRODUCTION JCIlt
républicains et particulièrement des fonctionnaires publics inondent journellement la commune » K A Tournehem, à Arcques, à Campagne, l'épuration des municipalités cantonales s'impose ~. A Saint-Omer les choses s'aggravent : vu l'état permanent de trouble de cette ville « depuis le 30 messidor » et les assassinats de patriotes commis, on décide, le 27 thermidor, de prendre deux otages parmi les suspects, en vertu d'une loi récente ^. Le lendemain, les principaux membres de la municipalité de Calais sont suspendus pour « défaut de zèle, d'énergie et de patriotisme » ^. Le 29, la révolte est si furieuse à Lattre et aux environs que le général Cavrois est envoyé dans le canton d'Avesne-le-Comte avec des troupes ^. Les déchéances de municipalités se succèdent presque quotidiennement : les agents d'Esquerdes, Houdain, Moulle, Waben, Berck, Conchil-le-Temple, Tigny, Noyelles, Wailly, Lépine et bien d'autres sont tour à tour suspendus ^ . On comprend que le commissaire du canton de Vaulx écrive ce qui suit dans un Avis qu'il adresse, à la fin de l'an VII, à l'administration centrale : « Pour conserverie département du Pas-de-Calais à la République, il faut révoquer, à quelques-uns près, tous les commissaires du directoire près les cantons ruraux, et ce, dans le plus bref délai. — Motif : Pour avoir désorganisé les armées : en laissant dans leurs foiers les déserteurs qui ne prennent pas même la peine de se cacher; pour avoir tué la chose publique : en entravant la rentrée des contributions et favorisant l'agiotage des percepteurs avec qui sans doute ils partagent le gâteau ; pour avoir aidé les Russes, en vendant des congés, découragé les patriotes en protégeant le riche au fleurs de lys, les émigrés, les prêtres réfractaires, etc., etc.; pour avoir perdu l'esprit