XIV INTRODUCTION
public par la plus coupable inertie, et laissant impunis tous les délits relatifs à la police.
« Esprit public. — La république avilie, les patriotes menacés ouvertement, le désir manifesté de voir les Russes dans l'intérieur de la France. Les bruits les plus absurdes, les plus alarmants répandus pour comprimer les bons citoyens et exciter le peuple à la révolte, la contre révolution se faisant précéder de la guerre civile, tel est l'état vrai de nos campagnes
(( Renseignements. — Déjà le bruit circule qu'on pillera les récoltes provenant des biens nationaux, encore huit jours, les récoltes seront mûres, hâtez-vous, citoyens ! que des hommes vigoureux remplacent les traîtres et les hommes foibles pour comprimer l'audace des méchants i »
Le commissaire de Clarques parle sur le même ton et donne les plus mauvais renseignements sur les communes de son canton. « Depuis quelque temps, citoyen, écrit-il, les ennemis de la république se montrent avec une audace extraordinaire dans le village de Dohem, qui est depuis longtemps le repaire des prêtres réfractaires ; ils ont connoissancede l'arrêté du Directoire pour faire rejoindre les requisitionaires et profitent du moment actuel pour exciter ces derniers à toutes sortes de voyes de fait ; depuis quelques jours ils ont insulté et maltraité grièvement le Citoyen Pochol, agent de la commune de Clety, parce qu'il est bon républicain et qu'il conduisait la force armée qui a fait des visites domiciliaires dans cette commune le 24 du mois dernier en conformité de la loi ; ils l'ont en outre menacé de le tuer ou incendier s'il en portait plainte. J'ai apris ce jour qu'ils avoient depuis insulté un autre républicain, le citoyen J. M. Berthout, de Clety; ma prochaine vous donnera d'autres détails sur ces événements qui préludent la résistance projetée à l'exécution de l'arrêté du directoire pour le départ des