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LES ADMINISTRATEURS DU DÉPARTEMENT ET DE l'aRRONDISSEMENT 45
tions ne puissent faire exécuter aucun arrêté sans l'approbation préalable du ministre qui en doit connaître ; 2° qu'outre les correspondances habituelles qu'elles entretiennent avec le ministre de l'intérieur pour des affaires particulières, elles lui fassent parvenir tous les mois un tableau raisonné des affaires du département et des progrès de l'exécution des lois dans les diverses parties confiées à leurs soins. Ces dispositions étaient sages; elles n'ont point été abrogées ; mais le désordre des temps révolutionnaires en a d'abord suspendu puis aboli l'usage. De là, résultent beaucoup d'inconvénients. Des mesures qui intéressent le régime général sont prises dans quelques départements ; elles sont mises à exécution sans avoir été approuvées ; il se forme ainsi des usages locaux qui tendent à ramener la diversité des coutumes et blessent l'uniformité d'administration que toutes nos lois ont en vue. Je vous invite à m'adresser chaque mois le compte analytique de toutes les décisions, mesures ou arrêtés que vous aurez pris dans toutes les parties de l'administration qui vous sont confiées. Vous remarquerez que je ne vous demande que des indications sommaires ; attachez-vous surtout à les rendre précises, à y exprimer clairement et simplement le point de difficulté de chaque affaire et le motif qui a déterminé votre décision ^ ».
Le ministre Ghaptal attachait une grande importance à ces comptes rendus analytiques et il paraît qu'il ne fut pas toujours satisfait de ceux de Poitevin-Maissemy, car il écrivait à son successeur La Chaise : « En général, le compte qu'a présenté votre prédécesseur ne remplit pas l'objet que je me suis proposé ; les questions et les motifs des décisions sont présentés d'une manière trop vague pour que j'aie pu me former une idée juste de son administration pendant les six derniers mois de l'an X ^ ».
Une autre circulaire du ministre de l'intérieur, en date du