‹ Le Pas-de-Calais de 1800 à 1810; étude sur le système administratif instituéChapitre 3 sur 101 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le département du Pas-de-Calais n'a reçu depuis sa création par la première Assemblée nationale que d'insignifiantes modifications d'étendue ou de forme. Tel il était en 1790, tel il est encore aujourd'hui. L'Artois, qu'il a presque entièrement absorbé ^ , lui a fourni la plus grande partie de son territoire : 737 communes sur 906, Le reste de ce département a été formé avec le Boulonnais, le bailliage de Montreuil et le Pays conquis et reconquis, autrement dit le Calaisis et l'Ardrésis. Sous l'ancien régime, le Boulonnais relevait de l'Intendant de Picardie, et le bailliage de Montreuil correspondait à cette portion de la Picardie qui était située entre la Canche et l'Authie.

Au début d'un travail analogue à celui-ci sur le département des Bouches-du Rhône ^,MM. G. Saint-Yves et J. Fournier établissent que la Provence acclama la Révolution à son aurore dans l'espoir que le régime nouveau lui rendrait son ancienne autonomie et surtout rétablirait ses Etats provinciaux. L'Artois, autre pays d'Etats, fut animé, dans le même temps, des mêmes sentiments. Tous les privilèges dont cette province avait joui si longtemps et dont elle jouissait encore, elle en demandait le maintien, l'affermissement et même l'extension. Dès que les graves questions soulevées à l'occasion de la réunion des Etats généraux se posèrent devant les deux

1. Le Nord et la Somme ne doivent à l'Artois, à eux deux, que vingt-cinq paroisses à peine.

2. Le Département des Bouches-du -Rhône de 1S00 à iSIO^ par Georges Saint- Yves et Joseph Fournier. Ouvrage couronné par l'Académie des Sciences morales et politiques. Paris, Champion, et Marseille, Ruât, in-S", 1899, 416 p.

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