Ihid., Série K. Décrets
3. Ibid., Série M. Personnel ; série K. Décrets ; Série M. Assemblées électorales, listes de 1810.
à le remplacer. Le sous-pi'éfet de Boulogne réclame cependant avec instance, le 28 brumaire, la nomination dun maire à Calais : le premier adjoint, Saint-Amour Gonsse, vient d'être nommé commissaire de police ; le second adjoint, Horeau, est malade; de ce fait, il n'y a plus de municipalité. Le sous-préfet a d'abord proposé Michaud pour succéder à Blanquart ; il écrit le 11 nivôse an X au préfet qu'il s'est trompé dans son choix : Michaud « n'a pas la proportion d'indépendance personnelle et de fortune nécessaire pour soutenir la représentation très dispendieuse attachée à la place de maire de Calais » ; en outre « il n'est pas franc » ; Dupont de Lens, proposé comme adjoint, est suspect parce que sa candidature est soutenue par Michaud ^ .
C'est cependant Michaud qui fut choisi le 23 frimaire an X; il ne possédait en elFet qu'un très faible revenu, 1.600 francs, et ses opinions ne devaient être guère favorables aux royalistes, car le comte de Bourmont le remplaça le 4 juillet 1813. L'administration impériale avait été satisfaite de ses services et, le 10 prairial an Xll, le sous-préfet de Boulogne lui adressait des félicitations pour <( le zèle éclairé et distingué qu'il apportait dans ses fonctions ^ ».
Horeau était devenu premier adjoint en remplacement de Saint- Amour, nommé commissaire de police. Il fut révoqué en l'an XII et eut pour successeur, le 11 thermidor an XII, Bouchel-Mérenveux^; à la mort de ce dernier, nous trouvons comme premier adjoint Duriez, nommé par décret du 4 pluviôse an XIII, puis Charles-Antoine Audibert-Leveux, négociant. Le poste de second adjoint fut successivement occupé par Dupont de Lens, an X-an XIII, et par Antoine Bénard que le comte de Bourmont nomma en 1815 maire de Calais. A Aire-sur-la-Lys enfin, nous voyons un maire, Louis-
1. Archives départ., Deuxième registre de correspondance du sous-préfet de Boulogne, f"' 67, 73, etc.
2. Ihid. Registre aux arrêtes du sous-préfet de Houlogne, f" 79. ?. Ihid., K. Décrets.
Joseph Deslions, qui occupa ces fonctions pendant seize ans, de 1792 à 1808; il devint ensuite receveur municipal et employé dans l'administration des tabacs. Ses successeurs paraissent avoir plutôt des attaches royalistes : Antoine Joly La Viéville, nommé par décret du 18 mars 1808, était, avant la Révolution, seig-neur de Roquetoire et possédait 40.000 francs de revenu; Charles d'Halwin, appelé à la mairie d'Aire en 1812, avait été capitaine dans le régiment Orléans-infanterie et fut maintenu en 1815 à la tête de la municipalité par le comte de Bourmont, qui ne changea pas non plus l'un des adjoints, Viteloux de Gournay K
Avant de jeter un coup d'céil sur l'ensemble des communes rurales, nous donnerons quelques indications un peu plus détaillées sur celles dont les municipalités étaient k la nomination du préfet puisqu'elles avaient moins de 5.000 habitants, mais qui constituaient cependant des centres plus importants, soit comme chefs-lieux d'arrondissement, soit comme villes industrielles ou marchés agricoles.
De 1800 à 1815, Montreuil-sur-Mer eut pour maires : Boitel, ex-conseiller de préfecture, Deroussen et Pierre-Antoine- François La Pasture-Verchocq qui, avant la Révolution, servait dans la Maison du Roi et fut administrateur des hospices et adjudant-major de la garde nationale. Gomme adjoints, nous relevons les noms de Houzet, administrateur municipal, nommé par décret du 16 prairial an VIII ; Macaire ; Lefebvre- Hacot, ancien commissaire du gouvernement ; Blondin de Baizieux, rentier, jouissant de 7.000 francs de revenu et Nicolas-François-Marie-Alexandre Thueux, également rentier, qui avait été officier municipal pendant la Révolution^.
1. Archives départ., M. Listes des présidents des assemblées de canton.
2. Ihid., M. Maires et adjoints, renouvellement quinquennal, 1808.
Une autre sous-préfecture, Saint-Pol (2.949 habitants en l'an X), nous oftre très peu de mutations dans la composition de sa municipalité : Graux-Capron fut maire de l'an VIII à l'an XII, et Ignace-Joseph Daverdoingt, officier d'infanterie, depuis 1 an Xll, jusqu'à la fin de l'Empire.
llesdina 3.726 habitants en l'an X : le premier maire est Ilellemans, nommé le 16 prairial an VIII, avec deux anciens administrateurs municipaux de la période révolutionnaire comme adjoints, Dewamin et Viveur.
Un arrêté du 24 prairial an VIII nomme maire d'Hesdin Gosse, préposé au receveur général, en remplacement de Hellemans, démissionnaire, et Houzel, notaire, second adjoint' qui l'était encore en 1816.
A Bapaume, commune de 3.21 4 habitants, au premier maire. Froment, succède, le 6 juillet 1808, Jean-Antoine Dagulhac de Soulages, capitaine au régiment d'Anjou en 1789. A sa mort, le Préfet fait choix d'Ignace-Joseph-Delphin Haudouart. Haudouart avait été, avant la Révolution, subdélégué de l'intendant, président de la juridiction des fermes, lieutenant-général civil et criminel; il fut nommé, en 1790, maire de Bapaume, président du tribunal du district et élu, le 2 avril 1791, député du Pas-de-Calais à l'Assemblée Législative, où il fit partie de la majorité. « Très instrviit, très considéré, loyal, beaucoup de capacité et d'expérience ; dix mille francs de revenu», disent à son sujet les notes préfectorales ~. Les adjoints furent un pharmacien, Lagrillière, et un médecin, Lemaire.
Le maire d'Etaples, Souquet-Marteau, nommé le 7 fructidor an XI, et chez lequel logea Napoléon, proposait, le 2 frimaire an XIII, son adjoint, Duriez, raffineur de sel, comme commissaire, à cause de la présence de l'armée et du grand nombre d'étrangers qui circulent ; « il fera très bien ce service moyennant 600 francs par an ^ ».