‹ Le Pas-de-Calais de 1800 à 1810; étude sur le système administratif instituéChapitre 49 sur 101 · M., M. Personnel · texte numérisé non relu

M., M. Personnel

Ardres (1.466 habitants en l'an X, 1.925 en 1810) a successivement pour maires : Dulot ; Jean-Baptiste Garnier, avocat et notaire, 30.000 francs de revenu, en 18U8 ; le baron Bousson, ancien officier, en 1810.

Nous trouvons comme maire à Avesnes-le-Comte un négociant.

En l'an X, Je maire de Lillers est Cauvet ; Louis de Fou- 1ers, frère du comte de Foulers de Relingue, officier général, le remplace par arrêté du 23 frimaire an XII ^.

Si, dans les petites villes, il était relativement facile de constituer des municipalités sérieuses et composées de personnalités dignes de la confiance des administrés, il n'en était pas de même dans les communes rurales et le préfet se heurtait à de sérieux obstacles. Un rapport de ce fonctionnaire au gouvernement s'étend assez longuement sur cette question :

« Quel que soit le zèle d'un administrateur, il ne peut rien voir s'il n'est secondé ; ses premiers regards doivent donc se diriger vers ses collaborateurs. Aussi, mes premières observations dans ce département ont-elles eu pour objet les maires, adjoints et les conseils municipaux. J'ai suivi avec soin leurs opérations, leur correspondance ; je me suis vu arrêté, d'abord par l'inertie d'un grand nombre de maires des communes rurales, par l'ignorance de plusieurs. J'ai d'abord apelé [sic) leur concours ainsi que les lumières de mes concitoyens par une adresse ; puis, dans une correspondance particulière, je me suis attaché à donner aux maires tous les renseignements, toutes les instructions dont ils avaient besoin ; pas une seule lettre de maire n'est restée sans réponse et je me suis fait un devoir de donner tous les témoignages de satisfaction ou de leur adresser les avis et les reproches qu'ils pouvaient mériter. Cette marche suivie avec constance m'a fait connaître les bons maires et ceux dont il était impossible d'espérer une administration tolérable. La plupart de ces derniers m'ont remis leur démission ; je me suis vu forcé d'en suspendre quelques-uns,

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