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Scène et Romances

Une marche avec chœur, d'un mouvement un peu lent, de quelques mesures, se développe à l'aide des reprises de la mélodie sur lesquelles commence un récit entrecoupé de mesures au dessin mélodique, conduisant à la romance.

Le nom de romance donné à une simple phrase de chant mesuré — composée d'une première reprise de huit mesures très calmes, d'une seconde reprise, du double de durée, divisée en deux parties, dont la première est agitée par des accords en trémolo, la deuxième revenant au calme, au lento final... à la dominante, — le nom de romance est bien .prétentieux.

— Phrase de chant, phrase mélodique, mélodie, idée mélodique, idée enfin, sont des termes qui expriment un contour de forme plus précise, progressivement, dans le domaine de la mélodie.

Cette romance» le rêve, est suivie — après une réminiscence de motif du prélude jointe à une cadence parfaite Vocale — d'une fin d'air, une sorte de cabalette, dont le

début rythmé se poursuit dans raccompagnement et s'accélère par un dessin en triolets, et Tadjonction du chœur.

Vient un récit mesuré et mouvementé qui se joint à un récit simple, mêlé d'aparté du chœur et entrecoupé de mesures imitant un combat à Fépée. — C'est le défi.

Apparaît ensuite une phrase mélodique lento que corr.mence l'orchestre et qu'achève le chant par une modulation en sol bémol, rappelant la fin de la cabalette de Tair précédent. Ici, un rythme guerrier accompagne la voix qui, dans un parlé décidé, revient au ton de la bémoL — Le chœur, en une espèce de ritournelle finale, semble vouloir terminer par une cadence parfaite, en ut bémol, mais, se ravisant (il se concerte), une nouvelle cadence conclut définitivement en mi bémol mineur.

Le début du récit suivant, en ré mineur, d'une physionomie nouvelle : en croches pointées, et d'un ton quasi solennel, amène un nouvel appel de trompettes sur le théâtre. — C'est le héraut proclamant TAppel au combat.

Après le commentaire du chœur, viennent les supplications d'Eisa : on proclame de nouveau le tournoi. Les quatre trompettes sonnent, comme la première fois; — la reprise du trait qui précède le récit du Héraut est transposée en fa majeur pour reposer en ut. Soit le changement de valeur (de croches simples en doubles croches pointées), soit le ton devenu majeur et plus élevé, ce trait perd ici de sa noblesse... On croirait à une annonce de danse.

Une invocation fait reparaître le thème initial, le motif du prélude, dans la partie chorale. Enfin, le double chœur (syllabique) aperçoit au loin Lohengrin : « Voyez, voyez, là, , le xîygne ». Ce morceau a un très beau et très intéressant développement dans le dialogue : la pédale soutenant un rythme à croches égales, dans un crescendo dont l'apogée arrive à une cadence rompue, qui établit l'accord de fa naturel : « Miracle! ». Le rythme devient joyeux, et par progression d'accord passe, en quelques mesures, au motif typique de l'apparition de Lohengrin, pour saluer son arrivée.

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